Camera
Tirée, poussée, hissée, Jeanne parvient in extremis en salle d'accouchement pour mettre au monde son petit dernier. Elle mènerait une vie plutôt épanouie, Jeanne, dans son chalet montagnard au milieu de ses cinq enfants, n'était le caractère quelque peu volage de son mari Edouard. Il l'adore, c'est entendu, mais ne peut s'empêcher de se " réchauffer " auprès de filles plus jeunes.
Un peintre vieillissant est rongé par un secret qui l'obsède : l'abandon, il y a dix ans, d'un grand tableau qui devait être son chef-d’œuvre et dont sa femme était le modèle. L'arrivée d'un jeune couple dans sa propriété du Midi va lui permettre de reprendre cette œuvre et c'est la jeune femme, qui cette fois, lui sert de modèle. Pendant les cinq journées de pose, la tension va monter entre les différents protagonistes.
Claude Lanzmann a retrouvé des rescapés juifs des camps d’extermination. Il a traqué les nazis qui se cachaient et réussi à les filmer clandestinement. Il est retourné sur les lieux, dans les villages limitrophes de Chelmno, Ponari, Treblinka, Sobibor, Auschwitz, pour interroger les témoins polonais. Ni fiction – tous les protagonistes ont été en contact direct avec les camps –, ni documentaire – il ne s’agit pas d’une compilation de souvenirs –, Shoah est avant tout un film de la mémoire qui abolit la distance entre le passé et le présent. Sans recourir aux documents d’archives – il n’y a pas un cadavre dans cette œuvre pétrie de mort – ni aux “images chocs”, Shoah (“anéantissement”, “destruction”, en hébreu) démonte les rouages de la “solution finale”. “Nous avons lu, après la guerre, quantité de témoignages sur les ghettos, sur les camps d’extermination.
Un griot africain raconte la création du monde. Une histoire à dormir debout, comme tous les contes. La naissance de l'univers, la formation de la Terre, l'apparition de la vie, la sortie de l'eau, la conquête du paradis terrestre... Une saga furieuse et pleine de rebondissements défile alors sous nos yeux.
Un beau matin d'hiver, un autocar transportant des vacanciers tombe dans un lac des Pyrénées. Bilan: cinquante morts. Il ne s'agit pas d'un banal accident de la route, c'est une affaire commandée "d'en haut" au nom de la sécurité nationale. Victorien, témoin de l'accident, en profite pour détrousser les cadavres. Il comprend vite qu'il est tombe sur une grosse affaire et tente de trouver les instigateurs pour les faire chanter. Mal lui en prend, il est aussitôt supprimé. Sa tante, Amanda Weber, la quarantaine fringante, décide de venger son neveu...
Deux magiciennes immortelles, Leni et Viva, s'affrontent dans Paris. L'une craint la nuit, l'autre la lumière. Toutes deux convoitent une bague qui leur permettra de rester sur Terre, et qui est détenue par des mortels.
Ce film raconte une double histoire : la vie d'un couple et la naissance d'un roman. Edgar et Milène vivent comme des reclus, ils ne peuvent pas dialoguer, mais ils s'aiment, et leur amour va donner la vie à un enfant. Quant au roman d'Edgar, il naît de rien, à première vue, car Edgar se promène seul dans l'île de Noirmoutier. Au hasard de ses promenades, il rencontre des personnages quotidiens, qui deviennent, transformés ou imaginés, les « créatures » de son roman, les pions d'un jeu de l'échec qu'il invente. Les « créatures » prennent vie au cours d'une partie serrée dans laquelle Edgar défend non seulement ses convictions, mais aussi son amour.
Dans la pénombre du port, Lili, une toute jeune femme, serre dans ses bras son amant, qu'elle vient de perdre. Il inventait des jeux video pour un trust japonais. Un gamin relève le defi de terminer celui qui reste inachevé.
Vincent habite dans un petit village où il croise régulièrement les mêmes personnes. Tous les matins, il se rend à l'usine chimique pour travailler, et le soir, il s'occupe de sa famille. Un jour, il n'en peut plus et décide de partir en voyage avec l'argent donné par son père.
Ayant autrefois vécu des amours ombrageuses, Bernard et Mathilde, par le plus pur des hasards, se trouvent être voisins. Même s'ils sont mariés tous deux, leurs destins se croisent à nouveau.
À la mort de leur mère, une jeune fille et son frère cadet partent à la recherche de leur père disparu depuis des années.
En 1969, un groupe de jeunes gens s'adonne à l'opium après avoir vécu les événements de 1968. Un amour fou naît au sein de ce groupe entre une jeune fille et un jeune homme de 20 ans qui s'étaient aperçus pendant l'insurrection.
1794, pendant la Révolution française : Benjamin Constant vient de rencontrer Germaine de Staël dont il tombe tout de suite follement amoureux. Lui est un jeune homme d'esprit, un écrivain déjà meurtri par la vie. Elle, fille d'un homme célèbre, est l'une des femmes les plus brillantes de son époque. Aussitôt Germaine se défend de l'amour de Benjamin et ne dit qu'admirer son esprit. Mais peu à peu, une passion violente mais indispensable les retiennent. Durant près de vingt ans, les deux amants ne cessent de se combattre, de s'aimer, de fuir, de rompre et de se rejoindre dans les lieux rituels où ils se retrouvent saison après saison. C'est le plus souvent dans une intimité houleuse, parfois ambivalente, mais toujours obstinée et passionnée.
Jean-Luc Godard observe la journée de deux enfants d'une dizaine d'années, un petit garçon et une petite fille, pour s'interroger sur la réalité, sur les mots, sur les images, et aussi sur la télévision. Au cours de chaque émission, composée de rubriques variées à la manière d'un magazine, Jean-Luc Godard établit des allers et retours: entre l'école et la famille, entre les loisirs et le travail, entre le sommeil et le réveil, tels que les enfants les perçoivent et les racontent en réponse à des questions qui les surprennent. D'autres allers et retours suivent: entre les choses et le langage, entre les apparences et ce qu'elles cachent, entre les enfants et les adultes...
Un jeune homme est envoyé à New York pour apprendre les affaires auprès de son oncle.
« Daguerréotypes » n'est pas un film sur la rue Daguerre, pittoresque rue du 14e arrondissement, c'est un film sur un petit morceau de la rue Daguerre, entre le numéro 70 et le numéro 90, c'est un document modeste et local sur quelques petits commerçants, un regard attentif sur la majorité silencieuse. C'est un album de quartier, ce sont des portraits stéréo-daguérréotypés. Ce sont des archives pour les archéo-sociologues de l'an 2975.
Lucien, un industriel, est victime d'un attentat (raté) anticapitaliste par un anarchiste.
Les angoisses et aspirations d'hommes et de femmes face à une société qui les broie. Ce film s'organise comme une partition musicale composée de quatre mouvements : l'imaginaire, après une rupture avec Paul, Denise part à la campagne ; la peur, Paul craint la solitude ; le commerce, Isabelle apprend à sa sœur le métier de prostituée ; la musique, renversé par une voiture, Paul se meurt sous les yeux de sa fille et de son ex-femme, qui très vite se détournent de lui et s'éloignent.
Pour obtenir la mise en liberté provisoire de sa femme, Bruno dénonce Bobby, un dealer qui est abattu par la police. Une jeune femme tente de secourir les drogués les plus dépendants et décide de venger Bobby.
Deux jeunes couples amis, Bruno et Isabelle, et Alain et Lio, s'affrontent, s'aiment, se déchirent avec passion, violence, orgueil.