Gilles Elie-Dit-Cosaque
Directing
Connu pour

Portrait d'un doux rêveur qui voulut rallier la Lune depuis la Martinique en fusée monoplace pour être le premier Français à marcher sur la Lune et rendre sa fierté à son « pays ». Un documentaire troublant en forme de songe poétique.
Zétwal

À la suite d’un pari un homme joue son unique fille sur un combat de coq. L’action se déroule de nos jours en Martinique. “Zépon” parle de rédemption, de deuxième chance, des rapports père/enfant. Comment trouver sa place et s’émanciper face à de forts ascendants ? “Zépon”, c’est aussi une fenêtre ouverte sur l’âme créole ; un mélange de fierté, de pragmatisme, d’humour plein d’invention de langage et un clin d’œil à la tradition du conte, élément fort de la culture créole. Le tout est saupoudré de quelques soupçons de ce qu’on appelle le réalisme merveilleux.
Zépon

En janvier 1971, le Santos FC, grand club de foot de São Paulo avec à sa tête le mythique « roi Pelé », débarque en Martinique afin de disputer un match contre les meilleurs joueurs locaux. Mais le coût du billet est multiplié par 10, mettant l’événement hors de portée de la plupart des Martiniquais. Un groupe d’extrême gauche fraîchement constitué voit là l’occasion d’un premier coup d’éclat politique. Son mot d’ordre : « Nous irons voir Pelé sans payer ». Les autorités s’inquiètent, et est alors organisée la retransmission télé en direct du match. Une première en Outremer. Mais les plus acharnés persistent : ils iront au stade sans payer !
Nous irons voir Pelé sans payer
Le 5 février 2009, après la Guyane et la Guadeloupe, prenait corps en Martinique un mouvement de grève inédit tant par sa durée que par son ampleur. L’établissement d’une liste de produits, dit de première nécessité, sur lesquels était demandée une baisse de prix de 20% est rapidement apparu comme l'une des revendications phare de ce conflit. Envie d’égalité des droits… de consommer ? Remise en cause de la société ? Au-delà de prosaïques considérations sur le coût de la vie, l’histoire de cette liste soulève de vraies questions identitaires. Car aujourd’hui, plus que jamais, la somme des "je consomme" dit bien ce que nous sommes. Ainsi, entre les lignes de La Liste des courses, peut-on lire la société antillaise ; entrevoir son évolution et ses aspirations avec légèreté et humour à travers le regard des "consomm’acteurs" qui ont vécu l’événement.