Acting
Uchronia est… une uchronie. Ou un monde parallèle si vous préférez. Non daté ni situé géographiquement, il n'entretient aucun lien concret avec notre univers, sauf qu'y sont extrapolés, malaxés, exagérés jusqu'à l'excès nos travers les plus absurdes et les dérives de plus en plus discutables de notre société dite moderne. Uchronia, c'est une façon de montrer du doigt l'absurdité de notre monde —sans avoir l'air d'y toucher— par l'absurde. Une façon de soigner nos maux par le rire, aussi.
Cinématon est une série cinématographique de portraits filmés montrant une personnalité des arts, de la culture ou du spectacle, en un seul gros plan fixe et muet de 3 minutes et demie, dans lesquels elle est libre de faire ce qu'elle veut.
Ravachol, figure emblématique et oubliée de l’Anarchie, prônait la propagande par le fait, c’est-à-dire que seules les bombes peuvent changer une société injuste et inégalitaire. Sa redécouverte est indispensable à tous ceux qui veulent comprendre le chemin parcouru de l’Anarchie aux anarcho-libertaires en passant par Action Directe jusqu’à ses nouveaux enfants : les Blacks Blocs. Entre fiction et documentaire, ce film s’interroge sur l’utilisation de la violence en politique et pose la question : les conditions ne sont-elles pas réunies aujourd’hui pour faire naître de nouveaux Ravachol ?
La révolution, c'est pas de la tarte, même pour Noël, agitateur anarcho-burlesque et impérial trublion de l'internationale pâtissière. Et comme le chemin est long du grand soir à l'aube radieuse, autant le faire en Cadillac. A condition, bien sûr, d'en dénicher une, parce que les Cadillacs c'est comme les indignés, plus on en parle, moins on en trouve. Mais question tôle, c'est quand même plus classe qu'une cellule à la Santé. C'est pas Jean-Marc qui dira le contraire. Un persévérant, Jean-Marc, pas le genre à se résigner. Avec lui, faut savoir se contenter de beaucoup. Longtemps porté sur l'action directe, il découvre avec Noël les charmes de la révolution buissonnière. Et tous deux nous entraînent sur les chemins de traverse, par delà les barrages, au gré des Muses et des rencontres complices, irrésistiblement aspirés par la quête d'un monde meilleur.
Les deux réalisateurs Pierre Carles et Georges Minangoy vont à la rencontre d'anciens partisans français et catalans engagés dans la lutte anti-franquiste anarchiste des années 1970. Ils interviewent dans ce film d'anciens membres des GARI et du groupe Action directe ainsi que certains de leurs amis.
Figure de la cause palestinienne et de la lutte contre l’impérialisme, le militant communiste libanais Georges Ibrahim Abdallah croupit alors dans les geôles françaises depuis trente-huit ans — un cas unique dans l’Hexagone. Arrêté à Lyon en 1984, avec de faux papiers, il est condamné deux ans plus tard à quatre années de prison pour détention d’armes et d’explosifs, puis écope en 1987 de la réclusion à perpétuité pour complicité dans les assassinats à Paris, cinq ans plus tôt, d’un agent du Mossad israélien et d’un attaché militaire américain — ce qu’il a toujours nié. Bien qu’il soit libérable depuis 1999, les autorités politiques françaises, sous la pression des États-Unis et d’Israël, s’opposent à sa sortie de prison. Des interventions de personnalités palestiniennes, de ses proches, de son avocat et d’ex-prisonniers d’extrême gauche, retrace le parcours, de l’instituteur de village devenu activiste anticolonialiste.