Writing
A travers ce documentaire, Pierre Carles prend pour cible les faux critiques de la télévision, dont la figure emblématique n'est autre que Daniel Schneidermann, l'animateur de l'émission "Arrêt sur images".
Le 2 avril 1995, la chaîne de télévision Canal + censure le reportage "Pas vu à la télé" réalisé par Pierre Carles qui lui avait été commandé quelques semaines plus tôt par le directeur des programmes Alain de Greef. "Pas vu à la télé "aurait dû figurer dans la « journée de la télé » de Canal +, à « la télévision, le pouvoir, la morale ». Carles fera la récit de cette censure dans le long-métrage "Pas vu pas pris", sorti au cinéma le 18 novembre 1998. Plus de 160 000 spectateurs iront le voir en salles. Dix-huit ans plus tard, "Pas vu à la télé" est toujours inédit à la télévision française. Quant à "Pas vu, pas pris", il n’a toujours pas fait l’objet d’une diffusion à la télévision française. On a pu le voir, en revanche, sur le petit écran en Belgique, au Québec et en Suisse. Depuis, neuf milliardaires contrôlent désormais plus de 80 % des médias en France, tandis que onze d'entre eux cumulent 57 % de l'audience télévisuelle.
Les médias se proclament « contre-pouvoir ». Pourtant, la grande majorité des journaux, des radios et des chaînes de télévision appartiennent à des groupes industriels ou financiers intimement liés au pouvoir. Au sein d’un périmètre idéologique minuscule se multiplient les informations prémâchées, les intervenants permanents, les notoriétés indues, les affrontements factices et les renvois d’ascenseur.