Directing
Trois acteurs — Viva, Jim, Jerry sur le chemin de la « staricité » et sur celui non moins difficile de la maturité — vivent dans une maison louée sur une colline de Hollywood. Ils ont tous les trois des crinières de lion. Ils vont vivre à leur façon l'assassinat de Robert Kennedy à travers ce que la télévision en montre, alors que leurs amis ont d'autres problèmes. Le poste de télévision est aussi une star du film.
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Un regard sur les horreurs du ghetto de Harlem, touché par la drogue, la violence, et la misère, ainsi que par le désespoir dû à la ségrégation raciale de la société américaine.
Huit copains attendent leur dealer dans un loft de Greenwich Village. Pour se faire un peu d’argent, ils ont accepté d’être filmés par le documentariste Jim Dunn et son cameraman J.J Burden. Alors qu’ils attendent impatiemment l’héroïne, quatre d’entre eux jouent du jazz tandis que Dunn leur demande de lui raconter des anecdotes personnelles. Quand « Cowboy » le dealer, homme noir tout de blanc vêtu, arrive enfin, chacun est consterné de le voir accompagné de « Sœur Salvatrice », dame âgée membre de l’armée du Salut.
Jason Holliday, réunit toutes les tares nécessaires à faire de lui le parfait marginal dans l’Amérique pas si libérée des années 1960. Sa couleur (il est noir), ses inclinations sexuelles (il est gay), sa classe sociale (il est un travailleur du sexe) font inévitablement l’objet de l’intérêt de Shirley Clarke. Mais pas seulement. Pendant toute une nuit il se donne en spectacle, et interprète les différents personnages qu’il s’est inventé pour survivre. Tour à tour cynique, fascinant, voire horripilant mais avant tout, irrémédiablement meurtri par la vie.