
Samir Abdallah
Directing
Biographie
Samir Abdallah est né en 1959 à Copenhague, au Danemark, de l’union du pionnier de l’art moderne égyptien Hamed Abdallah avec sa femme, infirmière danoise. Il vit en France depuis l’âge de 6 ans, où il a acquis la nationalité française. Après des études d’Art dramatique et de Cinéma à l’Université de Nanterre au début des années quatre-vingts, il participe à la création de l’Agence IM’Média avec son frère Mogniss, et réalise de nombreux reportages et documentaires sur l’Immigration pour l’émission Rencontres, sur la chaîne française FR3, entre 1988 et 1991. Il a réalisé seul ou en collaboration de nombreux documentaires, parmi lesquels : L’Islam de France, entre traditions et modernité en 1990, La Révolte de Veaux-en-Velin en 1991, Voyages au Pays de la Peuge, en 1991, La Ballade des sans-papiers en 1997, Le Siège en 2002, Écrivains des Frontières, voyages en Palestine(s), en 2004, Quo Va Dis?, en 2006, Après la guerre, c’est toujours la guerre, en 2007, Gaza-strophe, Palestine, en 2009, Candidats pour du Beur?, en 2012, Au Caire de la Révolution, depuis 2011… En 1991, il fonde L’Yeux ouverts qui organise des ateliers dans les quartiers, et anime un réseau international de projections publiques de films exprimant un point de vue critique sur le monde contemporain, avec plus de 3000 partenaires associatifs et divers, en France, Europe, pays arabes et Amériques, un réseau baptisé du nom de : Cinemeteque qui développe le site de films du même nom.
Connu pour

Au regard de l’histoire des luttes pour une égalité réelle, nous suivons les filles et fils d’ouvriers immigrés investis comme candidats de la « diversité » dans les différentes campagnes électorales depuis la présidentielle 2007. Sur le terrain, à travers les meetings, les débats et lors de rencontres plus « intimes » avec les candidats et les acteurs des luttes passés se révèle une grande pluralité de pensées. Mais ils ont tous le même objectif, ne pas être juste des « candidat pour du Beur ». Avec de nombreux acteurs des luttes des quartiers populaires, de Clichy-sous-Bois à Marseille, en passant par Roubaix et les candidats, Mouloud Aounit, Kamel Hamza, Faouzi Lamdaoui, Halima Boumedienne, Omar Slaouti, Samia Ghali, Karim Zeribi, Rama Yade… Ces « nouveaux visages » de la République seront-ils sur la photo au moment de faire les comptes ou simplement « candidats pour du Beur » ?
Candidats pour du beur ?

Depuis l'occupation de l'église Saint-Ambroise, en mars 1996, jusqu'à la prise d'assaut de l'église Saint-Bernard par les forces de police, au matin du 24 aout, les réalisateurs ont suivi au jour le jour la lutte de trois cents Africains sans papiers pour leur régularisation administrative.
La Ballade des sans-papiers

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Les "Folles de la Place Vendôme"

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Pour Titus

En 1997, le cinéaste engagé Jean Asselmeyer armé de sa caméra, posait la question suivante aux états généraux du film documentaire de Lussas et à Paris : Est-il possible aujourd'hui de faire un documentaire de création engagé ?, à René Vautier, Thierry Garrel, Jean-Michel Carré, Jean-Marie Barbe, Yves Jeanneau, Alexandre Cornu, Lapilli films, Jean-François Raynaud, Samir Abdallah et beaucoup d'autres et non des moindres.
La Bataille De La Production

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Écrivains des frontières, un voyage en Palestine(s)

Ce montage d’extraits de reportages, documentaires et d’archives de l’agence IM’Média, lancée en 1983, retrace des séquences d’histoire des mouvements issus de l’immigration ou des quartiers populaires, décelant une surprenante continuité des luttes, entre espoirs et désillusions.Ce film convoque aussi la mémoire culturelle des quartiers populaires avec les chansons immigrées des années Scopitone, celles des Amis d’Abdennbi ou du groupe Carte de Séjour et de Rachid Taha, les tournées de la Caravane des quartiers avec la Mano Negra, LKJ etc…
Une mémoire vivante : Un patrimoine commun 1973-2023

MINGUETTES 1983 – Paix sociale ou pacification ? a été tourné au coeur des événements du printemps et de l’été 1983 à la Zup de Vénissieux, dans la banlieue lyonnaise. Des événements à l’origine de la Marche pour l’égalité et contre le racisme, qui traversera la France profonde du 15 octobre au 3 décembre. Réalisé dans le cadre d’un stage média organisé à Bron / Lyon II – qui donnera naissance à l’agence IM’média en juin 1983-, ce film est une sorte d’ « objet filmique non identifié ». Un « OFNI », entre film d’atelier et journal de bord, reportage vidéo « embedded », contre-information et décryptage des mass media.
MINGUETTES 1983 - Paix sociale ou pacification ?

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Décembre 1999, Ramadan 1420, Une faim de siècle

Portrait de Saïd Bouziri. Entretien mené chez lui à Paris le 20 novembre 1999 par l’écrivain Bernard Lehembre, ancien membre du Comité de défense de la vie et des droits des travailleurs immigrés. Ce montage a été diffusé lors de l’hommage à Saïd Bouziri le 28 juin 2009 salle Saint-Bruno (Paris 18ème), quelques jours après son décès. Le 23 juin 2009, Saïd Bouziri décède dans le métro parisien à l’âge de 62 ans, laissant en héritage un parcours d’engagements marquant l’histoire des luttes pour la dignité et pour l’égalité des droits durant 40 ans. Beaucoup gardent en mémoire les images de l’évacuation par la police, le 23 août 1996, des sans-papiers et de leurs soutiens qui occupaient l’église St-Bernard à Paris. Parmi eux, évacué manu-militari, Saïd Bouziri criant « Vous n’avez pas le droit, ce n’est pas possible, ça ! ».
Saïd Bouziri par lui-même

L’action démarre dans la banlieue parisienne, à Nanterre, ville historique de l’immigration maghrébine en France. C’est un regard de l’intérieur d’un cinéaste qui réside en banlieue depuis 40 ans : « mes 2 garçons, Nessim (19 ans) et Bilal (17 ans), sont nés en France. Je suis naturalisé français de père égyptien et de mère danoise. Leur mère, Naïma, française aussi, est de parents marocains. Nous sommes tous les deux installés en France avec nos familles depuis la fin des années 1960. Nessim et Bilal sont de la troisième génération, formés à l’école de la République. J’ai voulu les accompagner depuis leur naissance, avec ma caméra, dans la banlieue française où nous vivons, puis je les ai emmené dans un voyage aux sources à leur jeune âge adulte : au Danemark, au Maroc et en Egypte. Au moment où ils se posent des questions sur eux-mêmes, et sur leur avenir j’ai voulu qu’ils découvrent leurs racines, car pour savoir où l’on va, il faut savoir d’où l’on vient… Quo vadis ? »
Quo Vadis?

Dans la nuit du 5 au 6 décembre 1986, des policiers tuent MALIK OUSSEKINE à Paris lors des manifs étudiantes contre la loi Devaquet, et ABDELOUAHAB BENYAHIA aux 4 Chemins (Pantin/Aubervilliers). Tous deux sont Français d’origine algérienne. Quelques jours plus tard, près d’un million de personnes manifestent en France derrière les portraits de Malik Oussekine et d’Abdel Benyahia aux cris de : « PLUS JAMAIS ÇA ! » et « ON S’EN SOUVIENDRA ! ».
ABDEL POUR MÉMOIRE

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Le mouvement Gutenberg

En Corse, les immigrés seraient environ 26 000, dont 42% de Marocains, selon l’Insee (chiffres de 1982), sans compter les sans-papiers, soit 10 % de la population. Pour la plupart, ils vivent dans des baraques fournies par l’employeur et autres taudis d’Ajaccio ou de Bastia. Ils témoignent de conditions de vie dégradantes et de leurs difficultés à trouver un logement décent. Le préfet de police, Jean Thieblemont, récuse tout racisme et invoque devant la caméra de FR3 Ajaccio une sorte de fatalité: ces conditions sont inadmissibles, « mais malheureusement c’est comme ça », tandis que Marc Marcangeli, adjoint au maire, fait mine de découvrir un « ghetto » à quelques centaines de mètres de sa commune.
Corse – « les Têtes de Maures »
Ce film raconte la lutte du Petit Bard, quartier aux portes de Montpellier, par la voix de ses principaux acteurs. Ce quartier né dans les années 50 avec l’arrivée des rapatriés d’Algérie a vécu des heures mouvementées. Les appartements des immeubles ont été vendus un par un dans les années 90. 2500 personnes y habitent. L’incendie qui a couté la vie à Hocine El Ouamari en juin 2004 a déclenché un vaste mouvement pour des logements dignes dans cette cité de 850 logements désignée comme « la copropriété la plus dégradée de France » par le Ministre du Logement de l’époque.
La bataille du Petit Bard

Documents réalisés dans le cadre du mouvement pour le relogement des habitants des cités de transit et pour que justice soit rendue à Abdennbi Guemiah tué cité Gutenberg à Nanterre en 1982.
NANTERRE : LE MOUVEMENT GUTENBERG

Cinquante ans après, on reparle (un peu) de la flambée raciste à Marseille et dans le Midi de la France lors de l’été 1973, qui a entraîné une douzaine de morts et des dizaines de blessés. Cela a commencé par la « ratonnade » de Grasse le 12 juin 1973 : suite à une assemblée générale de 200 à 300 ouvriers tunisiens sans-papiers devant la mairie pour réclamer des papiers et la « carte de travail », le droit à la santé et à un logement décent, ainsi que des augmentations de salaire ou encore la liberté d’expression et d’association, les gardes-mobiles investissent la place. Avec l’appui de petits commerçants et artisans, commence alors une chasse à l’homme dans les rues et jusque dans les maisons, qui va durer jusqu’au milieu de la nuit.
Marseille 1973, l'été meurtrier
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Chronique d'un siège

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Gaza-strophe, Palestine

J’ai accompagné Kaddour Hadadi, chanteur du groupe HK & Les Saltimbanks, qui a fait ses premiers pas à Roubaix, avec Saïd Zarouri et Sébastien Wacheux, dans un tour de France des quartiers populaires, à la rencontre des gens qui y vivent et agissent au quotidien : de Lille, Roubaix et Arras à Marseille en passant par Toulouse, Lyon, Nantes, Rennes, Grenoble, Pantin et Romainville, et on s’est même arrêtés à Moitié, euh… Poitiers …