Acting
La Folle Journée ou Le Mariage de Figaro, adaptation de la pièce de Beaumarchais, met en scène une véritable bataille sociale et amoureuse le jour du mariage de Figaro et Suzanne, alors que le comte Almaviva cherche à séduire la jeune femme malgré son mariage imminent. Tout au long de cette journée mouvementée, les domestiques et les maîtres s’affrontent dans un jeu d’intrigues, de déguisements, de lettres et de quiproquos, où chacun tente de déjouer les plans de l’autre. Figaro, rusé et déterminé, refuse de se laisser humilier, tandis que Suzanne et la comtesse s’allient pour faire échouer les intentions du comte. Autour d’eux gravitent Chérubin, Bazile, Bartholo, Antonio et Marceline, qui compliquent encore l’intrigue en ajoutant jalousies, malentendus et revirements. Peu à peu, les manipulations du comte sont exposées au grand jour, et les femmes prennent une place décisive dans le dénouement.
Le 17 octobre 1961, en réaction au couvre-feu imposé contre les Français musulmans d’Algérie par le préfet de police de Paris Maurice Papon, la Fédération de France du FLN organise une manifestation pacifique dans les rues de la capitale. La manifestation tourne à la répression sanglante : une violence inouïe, des milliers d’arrestations, des centaines de disparus, des dizaines de morts. Aujourd’hui, on en sait beaucoup sur la violence de cette nuit : au moins 200 Algériens ont été tués, abttus, frappés ou jetés à la Seine ; 11 500 autres ont été arrêtés et souvent torturés. Des centaines enfin ont été renvoyés dans leur pays. Longtemps passée sous silence, la répression a été reconnue grâce au travail de mémoire et aux témoignages.
Babeuf ou le journal parlé, de Vincent Nordon: Dans un décor contemporain, un acteur incarnant Babeuf détaille les raisons pour lesquelles lui et ses amis ont tenté de ranimer la flamme révolutionnaire de 89, étouffée par le Directoire. Premier Empire, de François Barat: Une femme quitte son appartement. Elle erre dans les rues d'une ville et pénètre dans divers lieux publics: théâtre, gare, hôtel, tombeau de l'Empereur. Peu à peu, le destin de cette femme va se confondre avec celui de l'Histoire. La Semaine sanglante, de Joël Farges: Deux mondes s'affrontent: Versailles groupé autour de Thiers et la Commune. Les héros - masse anonyme - meurent en vrac. Les barricades s'élèvent en hâte. De toutes parts, les communards sont cernés par l'armée versaillaise et par celle des allemands. L'hécatombe commence.
Trois manifestants du 17 octobre 1961 et un journaliste témoignent du succès pacifique de la manifestation et de sa répression d'une sauvagerie inouie dans les rues de Paris. Cinq mois avant la fin de la Guerre d'Algérie, le pouvoir gaulliste a réprimé de façon extrêmement violente (40 à 300 morts en une soirée selon les sources) une manifestation pacifique de toute la population civile algérienne de la région parisienne, contre le couvre-feu frappant cette seule population (tous avaient la nationalité française). Le pouvoir a longuement nié ce crime d'Etat, la version officielle : 3 morts ! En 1962, ces faits ont été amnistiés par un simple décret (devenu une loi par la suite) du même pouvoir gaulliste.