Acting
Né en 1819 en Allemagne, le jeune Jacob apprend le violoncelle en cachette de son père, chantre de la synagogue de Cologne. Cette petite rébellion, première d'une longue série, réussit au jeune virtuose, qui se découvre, à 13 ans, des dons de compositeur. La Prusse offrant peu d'opportunités aux juifs, Offenbach père veut que son fils fasse carrière à Paris. Subjugué par l'animation de la capitale française qu'il restituera plus tard dans La vie parisienne, Jacob s'y installe dès 1833 et se rebaptise vite "Jacques". Après un bref passage au Conservatoire, il devient violoncelliste à l'Opéra-Comique. En 1858, il lance triomphalement le genre de l'opérette avec l'ébouriffant Orphée aux enfers, attaque en règle contre l'académisme. Malgré ce succès, Offenbach, tour à tour honni et applaudi, subira toute sa vie un violent ostracisme, rejet qui s'intensifie durant la guerre de 1870, époque où il est traité d'espion par les Français et de traître par les Allemands.
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Le jeune Fantasio a perdu le goût de la vie, il rêve de changer de peau. Justement, le bouffon du roi vient de mourir : pourquoi ne pas le remplacer ? Or personne n’aimait plus le défunt que la princesse Elsbeth, promise à une désolante union politique. Le nouveau bouffon va amener la princesse à écouter son coeur. Jusqu’où se laissera-t-elle séduire ? En 2017, en pleine rénovation de l’Opéra Comique, Laurent Campellone et Thomas Jolly réanimaient ce joyau oublié d’Offenbach et Musset, au Châtelet.
À Salzbourg, Christof Loy met en scène le plus marivaudien des opéras de Mozart. Une œuvre dirigée par Joana Mallwitz, première femme à tenir la baguette d’un opéra au sein du prestigieux festival depuis sa création. Deux jeunes soldats, Guglielmo et Ferrando, fiancés à deux sœurs, Fiordigili et Dorabella, sont mis au défi par le cynique Don Alfonso, célibataire d'âge mûr. Il parie 100 sequins avec les deux amoureux qu'il parviendra à leur prouver l'infidélité de leurs belles. Guglielmo et Ferrando, acceptant de se prêter à son jeu, feignent donc de partir au régiment pour revenir, déguisés, courtiser chacun la fiancée de l'autre.