Directing
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C'est l'inquiétante histoire sans parole d'une femme et d'un homme vivant dans un étrange décor où les objets sont doués de vie qu'ils ont choisi de nous raconter à travers ce théâtre d'ombres chinoises en figurines découpées.
Court film expérimental qui pourrait s'inscrire dans la lignée de la cinématographie scientifique de Jean PAINLEVE exploitée, ici, dans le but d'une recherche artistique à partir d'images en noir et blanc qui relatent des phénomènes visuels observés dans la nature, leur lumière diffractée par des éclats de verre sur un écran, sans qu'il puisse être donné de reconnaître à quelle espèces animales ou végétales ils appartiennent. Des formes organiques battent et se résorbent, des reflets dansent au rythme de la musique de Henk BADINGS, des cercles de lumière clignotent comme des yeux inquiétants, de perpétuelles métamorphoses évoquent un grand organisme vivant et palpitant.
Un film de Jacques Brissot
C'est le tout premier film réalisé avec les oeuvres de Nicolas Schöffer par Jacques Brissot. Invisible depuis de nombreuses années, le négatif fut recemment retrouvé dans l'atelier de Nicolas Schöffer. Réalisé en 1956 sous la direction de Schöffer par Jacques Brissot, alors jeune cinéaste amateur, ce film est le premier à mettre en scène les sculptures de Nicolas Schöffer. Les plans très courts du film correspondent à ce qui était alors une révolution : les colleuses à scotch. De ce morcellement voulu par Schöffer découle une densité accrue, structurant le déploiement infini du spectacle des sculptures animées.
Un film de Jacques Brissot et Pierre Dassault