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Arlette Téphany

Arlette Téphany

Acting

Biographie

Arlette Téphany est une comédienne française, chanteuse, metteuse en scène, directrice de théâtre et enseignante d'art dramatique née le 9 août 1935 à Marseille et morte le 31 juillet 2018 dans le 20e arrondissement de Paris. Elle est la première femme à avoir dirigé un Centre dramatique national en France. Née en 1935 à Marseille, Arlette Téphany quitte rapidement le sud pour s'installer à Paris. Elle fait une licence d'anglais, puis intègre le Conservatoire national supérieur d'art dramatique (CNSAD, Promo 1958). Elle intègre la Guilde de Ménilmontant, une troupe amateur de théâtre fondée par Guy Rétoré. Avec lui, elle va participer, dès 1963, à la fondation du théâtre de l'Est Parisien (TEP). Jusqu’en 1971, elle y interprète notamment Marianne dans Les Caprices de Marianne, Mirandoline dans La Locandiera, Jenny dans L'Opéra de quat'sous, Barbara dans Major Barbara, Lady Macbeth, etc. Après presque dix années au TEP, elle expérimente le cabaret, avec notamment l'enregistrement de chansons inédites de Boris Vian avec Philippe Clay, produit par Jacques Canetti. Le disque ne sortira qu'à la fin des années 80, avec comme titres notables Je n'aime que moi, Nana's lied ou encore Suicide Valse. S'entame ensuite une nouvelle période de sa vie, provoquée par la rencontre de son futur époux et compagnon de route, Pierre Meyrand, en 1973. Ils ne se quitteront plus, jusqu'au décès de ce dernier en 1999. Ils fondent en 1974 leur propre compagnie, Théâtre en Liberté, puis prennent la tête du Théâtre de Chelles en Seine-et-Marne (77), où ils produiront près de trente spectacles en dix ans. Arlette Téphany y réalise ses premières mises en scènes, notamment Dom Juan (par les femmes) de Molière, Le Mariage de Figaro de Beaumarchais, L’Illusion comique de Corneille, La Tempête de Shakespeare, Les Nonnes d’Éduardo Manet, Fin de siècle de Jacques Téphany, Rhinocéros d’Eugène Ionesco, Mille Francs de récompense de Victor Hugo. Preuve du succès de leur duo, Arlette Téphany et Pierre Meyrand sont nommés en 1986 directeurs du Centre dramatique national du Limousin, renommé La Limousine. Artisans de la décentralisation, ils emmènent leur troupe jusque dans les granges de la région. Arlette Téphany devient ainsi la première femme nommée à la tête d’un Centre dramatique national. Elle y met en scène plus de vingt spectacles dont L’Iliade d’après Homère, Sleuth (Le Limier) de Peter Shaffer, Le Triomphe de l’amour de Marivaux, La Vie de Galilée de Brecht, Le Soir des rois de Shakespeare, Le Retour de Casanova d’après Shnitzler, Rodogune de Corneille, Le Bourgeois gentilhomme de Molière, Une ardente patience d’après Antonio Skarmeta, Du vent dans les branches de sassafras de René de Obaldia, La Panne d’après Dürrenmatt, L’Illusion comique de Corneille, Neuf et demi de Jacques Téphany, etc. Elle interprète également les rôles principaux de La Folle de Chaillot, La Cerisaie, Les Chaises, Rodogune, La Machine infernale, Winnie dans Oh, les beaux jours de Beckett... L'apogée de l'aventure de La Limousine sera certainement le spectacle Les affaires sont les affaires mise en scène de Régis Santon, qui obtient trois Molières en 1995: meilleur spectacle subventionné, meilleur comédien (Pierre Meyrand), meilleur décor. ... Source: Article "Arlette Téphany" de Wikipédia en français, soumis à la licence CC-BY-SA 3.0.

Connu pour

Les Cinq Dernières Minutes

C'est la première longue série d'enquêtes policières de la télévision française. Fondée sur l'exposition d'une enquête où le spectateur doit, en compagnie de l'inspecteur puis commissaire Antoine Bourrel et de son adjoint Dupuy, rechercher les indices qui permettront de découvrir le coupable. Chaque épisode se déroule dans un milieu professionnel ou social étranger à Bourrel .À ses débuts, la série était une émission-jeu tournée en studio, et diffusée en direct. Deux téléspectateurs assistaient au tournage et devaientle coupable de l'intrigue, au moment du célèbre : « Bon Dieu ! Mais c'est… Bien sûr ! » de l'inspecteur Bourrel. Chacun des deux candidats avait le droit de se faire repasser deux scènes de son choix, que revoyaient aussi les téléspectateurs. Les magnétoscopes n'existant pas, et le télécinéma représentant une dépense jugée excessive, les acteurs rejouaient aussi précisément que possible les scènes redemandées.Ce concept original fut abandonné après quelques épisodes.

Les Cinq Dernières Minutes

1958Série