FEEL IT.STREAM
Simon Leys

Simon Leys

Writing

Biographie

Simon Leys, nom de plume de Pierre Ryckmans, né le 28 septembre 1935 à Uccle et mort le 11 août 2014 à Sydney, est un écrivain, essayiste, critique littéraire, traducteur, historien de l'art, sinologue et professeur d'université de double nationalité belge et australienne, de langue française et anglaise et de confession catholique. Pierre Ryckmans commence sa carrière de sinologue par des traductions et des recherches sur la peinture chinoise en particulier avec sa thèse sur l'oeuvre de Shitao: Propos sur la peinture du moine Citrouille-amère. Contribution à l'étude terminologique des théories chinoises de la peinture (1970). Pour son ouvrage La Vie et l'œuvre de Su Renshan, rebelle, peintre et fou, 1814-1849 (1970), il reçoit le prix Stanislas Julien de l'Académie des inscriptions et belles-lettres. Par ailleurs, sous le pseudonyme de Simon Leys, il fut l'un des premiers intellectuels à dénoncer la révolution culturelle chinoise et la maolâtrie en Occident en publiant sa trilogie Les Habits neufs du président Mao (1971), Ombres chinoises (1974) et Images brisées (1976). L'opposition d'intellectuels catholiques français maoïstes lui coûtera, en 1971, la perspective d'une carrière à l'université française. Son œuvre porte notamment sur la politique et la culture traditionnelle en Chine, la calligraphie, la littérature française et anglaise (notamment des auteurs catholiques), la mercantilisation de l’université, et la mer dans les œuvres littéraires. Pierre Ryckmans est né le 28 septembre 1935 à Uccle, une commune bourgeoise de Bruxelles, dans une maison de l’avenue des Aubépines. Sa famille, qui appartient à la grande bourgeoisie catholique belge, est d'origine malinoise et anversoise: il est le fils d'un éditeur, le petit-fils d'Alphonse Ryckmans, homme politique conservateur, conseiller communal d'Anvers puis vice-président du Sénat, le neveu de Pierre Ryckmans, gouverneur général du Congo belge et du Ruanda-Urundi de 1934 à 1946, et de Gonzague Ryckmans, professeur à l'Université de Louvain et sommité mondiale de l’épigraphie arabique. Il grandit au sein d'une grande famille avec ses deux frères et sa sœur, et aussi de nombreux cousins dont les huit enfants du gouverneur du Congo. Il fréquente l’école des Servites de Marie, non loin de la maison familiale, puis fait ses humanités gréco-latines au collège diocésain Cardinal Mercier de Braine-l'Alleud, où un de ses maîtres, l’abbé Voussure, «achève d’ancrer en lui une foi chrétienne inébranlable». Il développe son habilité pour le dessin au contact de Jacques Laudy, un ami de sa famille, dont il fréquente l'atelier. L'art graphique, et plus particulièrement la peinture, restera sa grande passion durant toute sa vie. À partir de 1953, il étudie le droit et l'histoire de l'art à l'université catholique de Louvain. En 1955, à l'âge de dix-neuf ans, il perd son père prématurément. En mai, il participe au voyage d'une délégation de dix jeunes Belges invités durant un mois en Chine, séjour encadré au cours duquel il prend part à un entretien avec Zhou Enlai, le numéro 2 chinois. ... Source: Article "Simon Leys" de Wikipédia en français, soumis à la licence CC-BY-SA 3.0.

Connu pour

Apostrophes
8.5

Magazine culturel consacré à la littérature. L'émission proposait des discussions ouvertes entre quatre ou cinq auteurs autour d’un sujet commun, mais également des entrevues individuelles avec un seul auteur. En 15 ans d’existence, Apostrophes est devenu l'émission littéraire emblématique à la télévision française de cette période, notamment grâce à la personnalité de son présentateur Bernard Pivot, la diversité et la qualité de ses intervenants, voire des polémiques qui surgirent épisodiquement lors de l'émission.

Apostrophes

1975
The Emperor's New Clothes
6.8

Aucune description disponible.

The Emperor's New Clothes

2001
Pas d'image
N/A

Simon Leys a été le premier et le plus lucide dénonciateur des crimes maoïstes, qui ont provoqué la mort de 60 à 100 millions de personnes. Son ouvrage « Les Habits Neufs du Président Mao » publié dès 1971 reste une référence sur ce sujet. Rendant hommage pour la première fois à ce sinologue d'une culture stupéfiante, ce « spectateur engagé » qui a regardé la réalité du maoïsme en face, ce film raconte aussi le prix que cet homme a payé pour son courage : une immense solitude. Ce documentaire montre bien le décalage abyssal entre ce que Leys voit en Chine et la petite musique révolutionnaire qui se joue au quartier latin. D'un côté Simon Leys décrit un Mao Machiavel, cynique, ivre de pouvoir, qui plonge le pays dans un chaos sanglant. D'un autre côté, en Occident, de jeunes gauchistes et intellectuels brillants aveuglés par la propagande rêvent d'un Orient rouge parfait, d'une révolution pure.

Simon Leys, l'homme qui a déshabillé Mao

2024