Directing
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Une visite aléatoire dans l'univers visuel de Pascal Baes : des images montrant sa fascination pour la vie qui se tortille, des diagrammes de tantristes et des spirales psychédéliques, des systèmes microbiologiques et des liaisons chimiques alternent avec des fragments de films montés à partir des performances d'Aï Suzuki. La combinaison de ces éléments aboutit à un fantasme intense de chaos orchestré et d'exaltation, installé dans une structure de temps et de mouvement condensés.
Larsen video sur maquillage blanc.
Après quelques plans en 16mm, laborieusement "scaned at home" (et non pas passé au "TC"), Time-lapse à moindre frais grace à la "lego-cam" (camera lego webcam logitec), j'ai jetté mon dévolu sur une colonie de tubifex, ou comment l'on passe de l'observation in situ à l'extermination in vitro, sur le sadisme sous-jacent à l'esprit scientifique et bien d'autres niveaux de lectures, de l'abstraction picturale, élongation et castration, pulsion d'organes vus comme tropisme et tactisme auto-érotique grégaire, cinéma d'organe du corps morcelé, effusion de pulsion scopique haptique, pour aboutir à une fin du monde concentrationnaire.
Expérimentant l'utilisation d'une technique de stop motion qui fige le mouvement par l'utilisation de la pose longue d'une vitesse d'obturation lente, Baes a filmé pendant trois mois l'intimité de sa famille. Un documentaire autobiographique soft-porn : la coupe du bois, une performance d'Aï Suzuki, compagne de vie de Baes, l'amour et l'accouchement, et la philosophie selon laquelle aucun plaisir ne peut être sans crime.
Délaissés urbains: une survie minimale persistante dans un environnement semi-hostile.
Sporocarpes de Arcyria Desnudata, poursuite d'un plasmode migrant de Badhamia Utricularis. Musique avec viole à roue DJP.
Une année dans les flaques : performances, workshop, film et spectacle.