Production
Dans ces lieux où on se côtoie sans jamais se rencontrer, où la musique gère la pulsion des corps, il danse, lui, son fiancé, le regard tourné vers lui-même. Il ne la regarde pas. Il est bien trop occupé à fondre son corps à l'hydre primordiale faite du corps des autres. Ils sont tous beaux, ils n'aspirent qu'à se reconnaître dans la beauté de l'autre. Elle est la fille, habillée de noir, si jeune et déjà vêtue du deuil d'elle-même. Dans les toilettes, elle prend un rasoir et entaille son poignet. C'est ainsi qu'ils se rencontrent. Désormais, elle prend sur lui le pouvoir des victimes. Elle paiera le prix qu'il faut pour qu'il la regarde « par là où elle n'est pas regardable », car c'est du regard des hommes qu'est constituée l'obscénité des femmes. Elle l'a choisi parce qu'il n'aime pas les femmes. De ce tête à tête naissent le désir et la haine meurtrière qui l'accompagne.
Au printemps espagnol de l'année 1931, les quelques jours de bonheur de Fernando, jeune déserteur recueilli par Manolo, peintre sage et desabusé, quand ses quatre filles viennent de Madrid lui rendre visite.
Un écrivain célèbre, marié à une femme charmante et heureux en ménage, tombe amoureux d'une autre femme.
Aucune description disponible.
D'après l'ouvrage Journal particulier de Paul Léautaud, l'histoire d'amour qui naquit entre lui et Marie D., qu'il rencontra au Mercure de France en 1922, à l'occasion d'un article qu'elle faisait paraître.
Éloïse d'Artagnan, fille de l'illustre mousquetaire, est élevée dans un couvent. Le duc de Crassac, trafiquant d'esclaves et de café, envoie ses sbires, commandés par la « Femme en rouge », sa maîtresse, en expédition punitive dans l'établissement. La mère supérieure y laisse la vie. À la suite d'une confusion, Éloïse prend la route de Paris avec, dans sa poche, une liste de blanchisseries dont elle pense qu'elle dissimule, en langage codé, la clé d'un terrible complot. Chemin faisant, elle gagne l'amour d'un poète crotté, Quentin la Misère, et un poème que les agents de Mazarin saisissent et tentent de déchiffrer. Pendant ce temps, d'Artagnan retrouve sa fille avec des sentiments mitigés…
Appréhendé en 1977 pour avoir conçu, organisé et réussi le célèbre casse de Nice, Albert Spaggiari s'évade du bureau du juge d'instruction. Pendant des années, il va rester insaisissable, résistant à toutes les tentatives de la police. Au cours de sa cavale fabuleuse en Amérique du Sud, il multiplie les rencontres avec des journalistes, fait des photos en forme de pied de nez facétieux au public français. Vincent, reporter, réussit à l'approcher pendant quelques jours dans une ville d'Amérique du Sud et découvre un être qui n'a rien à voir avec le grand banditisme, une sorte de Cyrano de Bergerac, généreux et fauché, souffrant de ne pas profiter davantage de sa gloire, looser grandiose, vantard plein d'humour et de contradictions mais qui reste traqué par la police française.
Jeanne réalise un long métrage intitulé "Scènes intimes". Elle doit filmer une scène d'amour entre son acteur et son actrice principale. Jeanne doit gérer leurs sentiments pour les préparer au mieux à cette scène difficile, aidée par son assistant réalisateur qui lui sert de confident. Mais les comédiens ne semblent pas s'entendre et l'acteur rechigne à suivre les instructions de Jeanne.