Paul Grivas
Directing
Connu pour

Trois parties, intitulées respectivement : Royaume 1 - Enfer, Royaume 2 - Purgatoire, Royaume 3 - Paradis. « L'Enfer » est composée de diverses images de guerre, sans ordre chronologique ni historique. Les images restent muettes, accompagnées de 4 phrases et de 4 musiques. « Le purgatoire » se déroule de nos jours dans la ville de Sarajevo à l'occasion des Rencontres Européennes du Livre. Il s'agit de conférences ou de simples conversations à propos de la nécessité de la poésie, de l'image de soi et de l'autre, de la Palestine et d'Israël, etc., et qui sont le fait de personnes réelles comme de personnages imaginaires. Une visite au pont de Mostar en reconstruction symbolise l'échange entre culpabilité et pardon. « Le Paradis » montre une jeune femme qui, s'étant sacrifiée, trouve la paix sur une petite plage au bord de l'eau - laquelle est gardée par quelques Marines des USA.
Notre musique

Un essai éclaté en trois thèmes majeurs. « Des choses comme ça ». En Méditerranée, la croisière d'un paquebot, de multiples conversations, de multiples langues entre des passagers presque tous en vacances. « Notre Europe ». Le temps d'une nuit, une grande soeur et son petit frère ont convoqué leurs parents devant le tribunal de leur enfance. Ils demandent des explications sérieuses sur les notions de liberté, d'égalité et de fraternité. « Nos humanités ». Suit une visite de six lieux, vraies-fausses légendes : en Égypte, en Palestine, à Odessa, Hellas, Naples et Barcelone…
Film Socialisme

À travers le regard de 13 cinéastes européens, le film explore ce que Sarajevo représente dans l’histoire européenne depuis un siècle et de ce qu’elle incarne dans l’Europe d’aujourd’hui. De générations et d’origines diverses, ces auteurs marquants du cinéma contemporain proposent autant d’écritures et de regards singuliers.
Les ponts de Sarajevo

Début 2010, Jean-Luc Godard tourne "Film Socialisme" incognito à bord du Concordia. Trois ans plus tard, le même paquebot sombre dans la Méditerranée. "Film catastrophe" mène l'enquête.
Film catastrophe

Je trouve toujours cela étrange quand Jean-Luc Godard est accusé de faire «des films sans scénario». Bien au contraire, ses scénarios sont extrêmement précis, comme le montre ce court métrage. Les images, très similaires à celles utilisées dans un storyboard, proviennent de différents scripts créés par JLG, à la manière d’un artisan, lors de la préparation du tournage de Film Socialisme. Pour ces collages, JLG utilise tous les types de photos fixes: lieux, acteurs, répétitions de costumes, journaux, publicité, livres, etc., en précisant les accessoires (livres, vêtements, etc.) dont nous aurons besoin plus tard et en nous donnant une idée du cadrage et de la mise au point de chaque plan. JLG utilise des matériaux très rustiques pour les fabriquer: ciseaux, marqueurs, crayons, photocopies… De nombreux clichés de Film Socialisme se sont avérés très similaires à ces collages de pré-production. - P.G.