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Claude Frioux

Acting

Biographie

Claude Frioux, né le 12 janvier 1932 et mort le 17 avril 2017 à Nemours, est un universitaire français, spécialiste de la Russie. Normalien, agrégé de russe, soviétologue, Claude Frioux est maître de conférences à la faculté de lettres de Rennes, puis chargé de cours à l'École pratique des Hautes Études (EPHE) et à la Sorbonne, avant de devenir professeur émérite à l'Université de Paris VIII («Vincennes à Saint-Denis»), qu'il a présidée à partir de sa création en 1971 et jusqu'en 1976, puis de 1981 à 1986. Il a souvent piloté des projets de traduction, en particulier avec Elsa Triolet sur Anton Tchekhov, et son épouse Irène Sokologorsky. Traducteur, il a travaillé sur une trentaine d'ouvrages. Il est surtout connu comme traducteur de référence du poète Maïakovski. Analysant l'«histoire mouvementée» de l'Université Paris-VIII-Vincennes, Le Monde considère que l'université a alors «peut-être eu contre elle le "tort" d'être présidée, à plusieurs reprises, par des professeurs "marqués" politiquement, tels M. Claude Frioux (communiste) et M. Pierre Merlin (socialiste)». Source: Article "Claude Frioux" de Wikipédia en français, soumis à la licence CC-BY-SA 3.0.

Connu pour

Apostrophes
8.5

Magazine culturel consacré à la littérature. L'émission proposait des discussions ouvertes entre quatre ou cinq auteurs autour d’un sujet commun, mais également des entrevues individuelles avec un seul auteur. En 15 ans d’existence, Apostrophes est devenu l'émission littéraire emblématique à la télévision française de cette période, notamment grâce à la personnalité de son présentateur Bernard Pivot, la diversité et la qualité de ses intervenants, voire des polémiques qui surgirent épisodiquement lors de l'émission.

Apostrophes

1975
Vincennes, l'université perdue
8.5

Dans le bois de Vincennes, jadis, il existait une université révolutionnaire. Là-bas, les fils de bonne famille pouvaient s'instruire aux côtés d'étudiants venus du monde entier, le bachelier studieux côtoyait des femmes et des hommes aux parcours sinueux. Mai-68 est passé par là et pendant douze ans, Vincennes vit, s'agite, dérange, attirant les meilleurs professeurs du pays, marqués (très) à gauche : Michel Foucault, Gilles Deleuze, Hélène Cixous, François Châtelet, Jean-François Lyotard, Madeleine Rebérioux, Jacques Rancière ou encore Robert Castel. "La forêt pensante" devient le lieu de référence mélangeant militantisme et apprentissage. Les luttes sont quotidiennes. La castagne aussi, entre gauchistes et communistes, étudiants et policiers, anarchistes et démocrates... Mais ce joyeux chaos se trouve notamment miné par des affaires de drogue. Le prétexte idéal pour détruire Vincennes à l'été 1980. Que reste-t-il de ces douze années bouillonnantes ?

Vincennes, l'université perdue

2016