Camera
Ce documentaire explore une partie de la filmographie de la cinéaste belge (qui comprend plus de 40 films), et de Bruxelles à Tel-Aviv, de Paris à New York, nous dévoile quelques lieux marquants de ses pérégrinations.
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Henry est psychanalyste dans les beaux quartiers de New York. Béatrice est danseuse à Paris et entretient un joyeux désordre dans son appartement de Belleville. Henry est maniaque, renfermé et a de plus en plus de mal à supporter ses clients. Béatrice est exubérante et éprouve le besoin de changer. Henry fait paraître une petite annonce dans le Herald Tribune : « Échange appartement new-yorkais, avec plantes à soigner et chien, contre appartement parisien pour 6 semaines. »
Chantal Akerman a fait un grand voyage à travers l'Europe de l'Est, la Russie, la Pologne, l'Ukraine filmant tout ce qui la touchait : des visages, des rues, des voitures, des bus, des gares, des paysages, des intérieurs, des queues, des portes, des fenêtres, des repas. Des hommes et des femmes, des jeunes et des vieux, qui passent ou qui s'arrêtent, assis ou debout. Des jours et des nuits, la pluie, la neige et le vent, l'hiver et le printemps.
Le meurtre, en 1998, de James Byrd, un noir lynché par trois jeunes blancs à Jaspers, au Texas, constitue le point de départ du film. La caméra pénètre dans l'église au moment de l'office à sa mémoire, et capte, entre les chants et les psaumes, l'émotion et la dignité des proches endeuillés
Explications et interprétation de la musique de Schubert par Alfred Brendel.
La réalisatrice utilise ses films précédents comme une matière brute, réalisant un nouveau film – documentaire – sur son travail, tout en restant au bord de la fiction.
« J'ai passé 4 semaines 3 nuits et 2 jours à tourner autour d'un pays qui porte deux noms : La Palestine/Israël. Je n'ai jamais traversé ses frontières. je l'ai regardé comme ceux qui le regarde de l'extérieur, qui le fantasment, le méprisent ou l'adorent. Mon film suit mes errances. Il expose ce face-à-face avec un pays aussi obsédant, qu'invisible. Hors d'atteinte. »
Chantal Akerman rencontre hommes, femmes et adolescents qui tentent de passer de l'autre côté de la frontière qui sépare le Mexique des États-Unis.
Sally passe ses vacances d’été avec son père aveugle et sa fille dans un chalet au bord de la rivière. Un événement singulier et inattendu survient : l’arrivée d’un intrus, un enfant aux allures d’ange, qui va agir sur l’artiste comme un révélateur. Nourrie de tous les bienfaits du visiteur, la jeune femme ressent le besoin de réaliser une nouvelle photographie…
La Folie Almayer est l'adaptation faite par Chantal Akerman du premier roman éponyme de Joseph Conrad. Une histoire de passion, de perdition et de folie quelque part en Asie du Sud-Est que la cinéaste est partie tourner en 2010. Présente sur le tournage, Sopheak Sao a filmé la cinéaste au travail au cœur de la végétation exotique et dans les eaux noires d’un fleuve qui ne semble mener nulle part. Les images qu’il a filmées ont ici été montées par le monteur belge Marwan Montel et montrent combien le travail formel et esthétique prend le pas sur l’aspect narratif dans le travail de la réalisatrice belge. Une magnifique occasion de la retrouver au plus près et de se glisser au cœur de son travail.
L'histoire du fil de fer barbelé, dont l'utilisation remonte aux premiers colons du Far West, toujours animés par leur esprit de conquête téméraire et impitoyable et leur ambition égoïste de laisser leur empreinte sur des terres sauvages ; de ses rapports avec la politique et le mercantilisme ; de la perversion de la relation millénaire entre les hommes et les animaux ; de l'évolution des techniques de surveillance. Clôtures et frontières : l'histoire tragique de l'enfermement du monde.