Directing
Aux États-Unis, dans le Sud profond, un musicien de jazz noir, Traver, est en fuite après avoir été faussement accusé de viol par une femme blanche. Pour éviter le lynchage, il vole un canot et parvient sur une petite île habitée par un garde-chasse, Miller, et par Evvie, une jolie et très jeune adolescente, qui vient de perdre son grand-père. Miller est un blanc raciste, qui convoite la jeune fille qu'il a sous sa garde, et va finir par abuser d'elle. Lorsqu'il apprend que Traver est recherché pour viol, il s'empare de lui et l'attache à un poteau. Arrive alors le pasteur Fleetwood, qui doit ramener Evvie dans un foyer d'accueil. Il découvre toute la situation et, convaincu de l'innocence de Traver, fait une proposition au garde-chasse : il oubliera l'abus sexuel si Miller libère Traver. Miller accepte et évoque un possible mariage avec Evvy.
Un groupe de jeunes délinquants mène une vie violente dans les bidonvilles de Mexico. Parmi eux, le jeune Pedro, dont la moralité est progressivement corrompue et détruite par les autres.
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Victime d'un naufrage, Robinson Crusoe se voit dans l'obligation de survivre sur une ile deserte en compagnie de son chien Rex et d'une petite chatte. Il va, durant ce long sejour (vingt-huit ans), perdre la foi, rencontrer des cannibales, sauver Vendredi, en faire son esclave puis devenir son ami et enfin repartir dans sa patrie. Bunuel n'aimait pas le roman de Defoe, mais attire par le personnage de Robinson, il fait de son film (le premier qu'il realise en couleurs) une reflexion sur l'homme seul face a la nature et les rapports maitre esclave.
Une jeune fille échappée d'une maison de redressement et recueillie par les propriétaires d'une riche hacienda. Feignant l'innocence, Susana trouble rapidement l'équilibre du microcosme, en séduisant successivement Jesús, le contremaître, Alberto, le fils de la maison, et même Don Guadalupe, qui règne en maître sur le domaine. Quand la duplicité de Susana est révélée – et l'importune évacuée – l'hacienda, qui a frôlé la tragédie familiale, recouvre ordre moral et social.
Edmundo et Lucia de Nobile, un couple bourgeois de Mexico, donnent une réception après l'opéra dans leur luxueuse demeure. Quelques faits bizarres se produisent alors : des domestiques partent sans expliquer leur comportement, les invités connaissent une impression de déjà vu, Ana retire de son sac deux pattes de poulet alors que Blanca joue au piano une sonate de Paradisi. Au moment de partir, une étrange réaction interdit aux invités de quitter les lieux. Ces derniers finissent par dormir sur place. Mais le lendemain matin, ils constatent qu'il est toujours impossible de sortir du salon.
Au XVIIIe siècle, le jour de la fête des morts, Macario, un pauvre paysan affamé, ne veut partager avec personne une dinde cuisinée par sa femme, hormis la mort avec laquelle il signe un pacte. Celle-ci lui apportera la fortune grâce aux propriétés thérapeutiques d'une source miraculeuse. Il obtient de nombreuses guérisons qui suscitent la jalousie du médecin du village. Dénoncé, Il tombe entre les mains de l'Inquisition, qui le menace du bûcher. On lui promet la vie sauve en échange de la guérison du fils du vice-roi.
La jeune Gloria rencontre par hasard le riche Francisco Galván à la messe. Il tombe amoureux d'elle et la convainc de l'épouser. Elle ne tarde cependant pas à découvrir, dès le voyage de noces, qu'il est atteint d'une jalousie maladive et de paranoïa. Ainsi, il passe des aiguilles dans les serrures au cas où des curieux les épieraient. Mais ce n'est que le début, et la vie de Gloria va devenir un calvaire…
Comme Siméon le Stylite, Simon vit en ermite sur une colonne. Un riche miraculé lui en offre une encore plus haute et plus belle. L'homme se livre à la prière, au jeûne et à la méditation. Lorsqu'il rend ses mains à un voleur à qui on les avait coupées en guise de châtiment, ce dernier s'empresse de gifler son fils. Il bénit des insectes car « ça occupe, et puis ça n'offense personne » mais est surtout en butte aux attaques du Malin, d'abord dans ses rêves : une danse œdipienne avec sa mère, qui vit mélancolique dans une hutte au pied de la colonne. Le diable lui apparaît sous plusieurs formes: une femme qui passe, une fillette au cerceau qui découvre ses cuisses et sa poitrine adulte, Jésus ricanant qui donne un coup de pied au doux agneau. Lorsqu'un « jet » les emmène ensemble à New York, peignés et la barbe bien taillée, Simon voit les beatniks se livrer à une danse nommée « chair radioactive ».
Mexique, 1900, pendant le règne du dictateur Porfirio Diaz. Un prêtre, Nazarin, protège les parias et subit l'opprobre de ses pairs et de ceux qu'il défend. A cause de sa grande charité, lui-même vit dans une indigence proche de la misère. Il se sacrifie et se dévoue tout en se sachant violenté, incompris, méprisé, insulté. Il forme un étrange trio avec ses deux suivantes, la pécheresse Béatriz et la prostituée Andara. Nazarin poursuit son chemin, empruntant le chemin de croix du Christ.
Alejandro revient, après dix ans d'absence, au vieux manoir où vit Catherine. Ils s'aiment depuis leur plus jeune âge et se sont promis l'un à l'autre. Adopté par les parents de la jeune fille lorsqu'il était enfant, le jeune homme est désormais riche et prêt à l'épouser. Or, celle-ci s'est mariée entre temps avec Eduardo et attend un enfant. Pour se venger, l'amoureux déçu épouse Isabel, la soeur d'Eduardo, que très vite il maltraite...
Le propriétaire Andrès Cabrera veut mettre dehors, pour vendre le terrain, les humbles locataires d'un immeuble qu'il loue. Don Carmelo à leur tête, ces derniers s'y opposent. Cabrera engage un homme de main pour les terroriser. "El Bruto" frappe Don Carmelo si sauvagement que celui-ci succombe à ses blessures. Meche, la fille du défunt, arrive et s'éprend de l'assassin de son père.
Les familles Anguiano et Menchaca se livrent une lutte impitoyable depuis des années, endeuillant régulièrement leur village. Pour échapper à cette vendetta infernale, Gerardo est parti vivre en ville où il est devenu médecin. Un jour, on le somme de rentrer au village afin d'affronter le fils rival. Gerardo est alors pris dans un dilemme entre tradition familiale et désir de vivre sa propre vie...
Rêveuse et naïve, la jeune Luisa débarque de sa campagne après la mort de sa tante pour entamer une nouvelle vie dans le bouillonnant Mexico. Elle trouve du travail dans une pâtisserie dont le patron, plus âgé qu'elle, commence timidement à lui faire la cour. Mais la jeune femme s'est éprise d'un homme qu'elle vient de rencontrer, et qui lui a promis de l’épouser pour la séduire. Quand il l'abandonne, Luisa s'invente un bonheur imaginaire pour surmonter la cruauté de sa déception. Une fois encore, Roberto Gavaldón place au premier plan un personnage féminin dont il dénonce en filigrane l'assujettissement social. Dans ce rôle d'une mythomane qui sombre peu à peu, Pina Pellicer, star au Mexique depuis Macario, le précédent film du cinéaste, bouleverse par le naturel de son jeu. Sublimé aussi par la photographie du grand cadreur mexicain Gabriel Figueroa, ce mélo magnifique fut tourné deux ans avant le suicide de l'actrice.