
Nicole Ladmiral
Acting
Biographie
Nicole Ladmiral est une comédienne française, née le 16 janvier 1930 à Paris où elle est morte le 11 avril 1958. Nicole Ladmiral débute avec des petits rôles au théâtre et dans Quarante et quatre, La vengeance d'une jeune fille russe ; elle participe ensuite à quelques émissions de radio et devient la narratrice — elle n'apparaît pas à l'écran — du film Le Sang des bêtes de Georges Franju, en 1948. Robert Bresson la remarque alors qu'elle joue dans la troupe de Daniel Laveugle au Studio des Champs-Élysées au sein du Théâtre des Champs-Elysées et lui propose d'incarner en 1950, dans Journal d'un curé de campagne, ce qui restera le grand rôle de sa vie artistique : Mademoiselle Chantal, la fille perverse et antipathique du comte d'Ambricourt. Elle a été l'épouse de Francis Seyrig, le frère de l'actrice Delphine Seyrig, puis la compagne de Roland Dubillard, avec lequel elle a eu une fille, Ariane, en 1956. Passionnée par son art, mais ayant la réserve timide des orgueilleux, elle peine à accepter les compromissions du métier, rechignant à apparaître dans les mondanités où elle aurait pu rencontrer des personnalités intéressantes du cinéma. Refusant par ailleurs de démarcher les metteurs en scène, elle disait à ses rares amis : « Il me connait. S'il veut m'engager, qu'il le fasse. Pas besoin que j'aille me mettre à ses pieds. » De plus en plus isolée, ayant quitté son mari pour s'installer seule, elle ne fait qu'ajouter la déception sentimentale à la déception professionnelle. Dépressive, elle part se reposer à la montagne puis en maison de santé, adhère à une secte religieuse créée par un mage caucasien. Elle obtient finalement un petit rôle dans La Veuve joyeuse au Théâtre Mogador, loin cependant de pouvoir la satisfaire. À l'âge de 28 ans, le matin du vendredi 11 avril 1958, elle se jette sous une rame de métro à la station Daumesnil. Elle est inhumée au cimetière d'Ormesson (Seine-et-Marne).
Connu pour

À sa sortie du séminaire, un jeune prêtre intègre sa première paroisse : d'Ambricourt. Idéaliste et dévot, il se heurte très vite à l'hostilité de ses ouailles. La châtelaine notamment fait preuve d'un athéisme fanatique depuis la perte d'un de ses enfants. Elle meurt peu après avoir retrouvé la foi. Dès lors les haines se cristallisent autour du jeune curé. Accusé par le village d'être alcoolique, alors qu'il souffre sans le savoir d'un cancer à l'estomac qui l'empêche peu à peu de s'alimenter, il meurt loin du village, chez l'un de ses amis prêtre défroqué.
Journal d'un curé de campagne

Montrant la mort des animaux dans les abattoirs parisiens de la Villette et de Vaugirard, ce film vériste est un des documentaires les plus directs sur cet univers de travail.
Le Sang des bêtes

La vie est dure pour la petite Thérèse, 17 ans, vendeuse de fleurs. Chez elle aucune intimité possible entre sa mère malade, Maurice son frère paresseux, et sa sœur Lucienne. Aucune évasion possible vers l'extérieur. Il lui faut même repousser les avances du patron fleuriste et de Charlot, un jeune voyou. Envoyée chez des parents de province, égoïstes et bourgeois, elle s'éprend d'André qui lui conte fleurette, mais qui s'éclipsera dès qu'elle sera enceinte. Revenue dans son taudis parisien, peut-être qu'Yvon, son ancien camarade parviendra à la sortir de sa grisaille quotidienne.