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Jacques Panijel

Jacques Panijel

Directing

Biographie

Jacques Panijel, né le 22 septembre 1921 d’origine roumaine et mort 12 septembre 2010 à Paris est immunologiste, biologiste, écrivain, cinéaste et militant anticolonialiste. Résistant du réseau Combat, maquisard à vingt ans, Jacques Panijel participa à la mise en place du Service national maquis. Après la Libération, il passe un an au ministère de la Guerre, entant que chef du 1er bureau. Il fut décor de la Croix de guerre, de la Légion d’honneur et de la Rosette de la Résistance. Il publia en 1948 un roman intitulé La Rage, aux Éditions de Minuit, sur ses années de Résistance, ouvrage sur le thème des intellectuels dans l’action physique, qui obtint le soutien de Vercors, mais fut critiqué par l’Humanité. Panijel cosigna en 1961, avec Jean-Paul Sassy, un film de fiction, La Peau et les Os, tourné en prison, film qui obtint le prix Jean-Vigo. et fit un film, en 1957, Le Balladin du monde occidental. Il écrivit des pièces de théâtre, notamment, Les Albigeois Chercheur au CNRS et à l’Institut Pasteur, Jacques Panijel créa avec Pierre Vidal-Naquet et Laurent Schwartz le Comité Maurice Audin, pour chercher la vérité sur la mort de cet assistant en mathématiques à l’université d’Alger qui avait été arrêté en 1957, en pleine bataille d’Alger, torturé par les paras, avant de » disparaître. Il signa en 1960 le manifeste des 121 intellectuels français comme la mobilisation militaire en Algérie. Il fonda, avec Robert Barrat, Pierre Vidal-Naquet et Paul Thibaud, le journal clandestin Vérité-Liberté. Jacques Panijel est surtout connu pour avoir tourné, clandestinement, d’octobre 1961 à avril 1962, Octobre à Paris, un documentaire sur la manifestation des Algériens organisée à l’instigation du FLN le 17 octobre 1961, film qui fut interdit et projeté dans la clandestinité, jusqu’à ce qu’une descente de police dans une salle parisienne aboutisse à la saisie de la copie. Projeté à nouveau en mai 1968, Octobre à Paris aux 3 Luxembourg, en alternance avec La Bataille d’Alger, de Gillo Pontecorvo, il obtint un visa de censure en 1973, après une grève de la faim du cinéaste René Vautier, l’auteur d’Avoir vingt ans dans les Aurès. À l’été 1968, il dénonça l’entré des troupes soviétiques en Tchécoslovaquie et apparut une dernière fois lors d’un meeting à la Mutualité avec Miche Rocard et Alain Krivine. Il finit sa carrière scientifique comme directeur de recherche au CNRS et chef de service de physiopathologie de l’immunité à l’Institut Pasteur. Jacques Panijel disparait le 12 septembre 2010 à Paris, il est inhumé au cimetière du Montparnasse avant d'être transféré au cimetière de Saint-Pantaléon-de-Larche (Corrèze).

Connu pour

17 octobre 1961 : Une journée portée disparue
10.0

Film témoignage sur les événements qui ont eu lieu il y a plus de trente ans avant le tournage de ce film, le 17 octobre 1961, à Paris, pendant la guerre d’Algérie. C’est un travail non seulement sur la vérité historique mais aussi sur la mémoire. Construit essentiellement à partir d’interviews menées auprès de ceux qui ont été mêlés aux événements, avec des séquences d’archives, des photos et des documents radiophoniques de l’époque, notre enquête prouve que près de 200 Algériens ont été tués (noyés, torturés) cette nuit-là et les jours suivants par la police française. Une journée portée disparue s’attache à poser deux questions-clé : comment de tels événements ont-ils pu se dérouler dans la capitale d’une démocratie occidentale il y a à peine trente ans ? Et pourquoi ont-ils, depuis, été passés sous silence ?

17 octobre 1961 : Une journée portée disparue

1992Film
Octobre à Paris
9.0

Le 17 octobre 1961, 30 000 Algériens manifestent pacifiquement à Paris pour protester contre le couvre-feu discriminatoire qui leur est imposé et réclamer l’indépendance de l’Algérie. Sous l’autorité du préfet de Police de l’époque, Maurice Papon, la manifestation est durement réprimée, tuant des dizaines d’Algériens. Les historiens évoquent onze mille arrestations, des dizaines d’assassinats, des manifestants jetés dans la Seine, des centaines d’expulsions et autant de plaintes restées sans suite ; pour une nuit qui allait devenir un point aveugle du Récit national. Pas d’enquête, pas de procès et encore moins de commémoration. Dès le lendemain de la manifestation, Jacques Panijel, commence le tournage de Octobre à Paris pour alerter l’opinion sur la tuerie qui vient de se produire dans les rues de Paris. Le film est interdit par les autorités françaises. Il obtient un visa d’exploitation en 1973. Il est pour la première fois présenté en salles en octobre 2011.

Octobre à Paris

1962Film