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Palmyre Levasseur

Palmyre Levasseur

Acting

Biographie

Palmyre Levasseur fait partie de cette vaste armée des sans-grades, des obscurs du cinéma français, qui n’ont jamais de nom et à peine un visage et qui surgissent au coin d’un écran, le temps de dire «Madame est servie» ou «M. Untel, troisième gauche», avant de s’éclipser furtivement, jusqu’au film suivant. Née Palmyre Augustine Thiou, la veille de Noël 1888, à Cuvergnon dans l’Oise, elle aborde le cinéma la quarantaine accomplie, et n’apporte rien qui lui permette d’atteindre la renommée, ni son âge trop accusé ni son physique défraîchi de femme du peuple fatiguée. En près de trente années de carrière, Palmyre Levasseur apparaît dans plus de cent films, et crayonne des silhouettes à peine entrevues. Des concierges et des logeuses, bien sûr, tout un petit monde disparu de commères jabotantes, dans «Baccara» (1935) de Yves Mirande; «Dernière jeunesse» (1939), de Jeff Musso; «Adrien» (1943), une des rares réalisations de Fernandel; ou encore «Sombre dimanche» (1948) de Jacqueline Audry, avec Michèle Alfa. Ombre anonyme, qui se glisse au fond de l’écran, Palmyre Levasseur, privée le plus souvent d’identité, fait au cinéma tous les métiers que ces temps misogynes laissent aux femmes: la voilà domestique, dans l’inénarrable «Tricoche et Cacolet» (1938) de Pierre Colombier, où elle tire son épingle du jeu en servant Fernandel, qui joue ici les détectives, cuisinière dans «L’homme qui cherche la vérité» (1939) de Alexandre Esway, avec Raimu, bistrotière dans «L’héritier des Mondésir» (1939) de Albert Valentin, où elle retrouve Fernandel, blanchisseuse dans «Signé illisible» (1941) de Christian Chamborant, ou même acheteuse de mouchoirs dans «Au bonheur des dames» (1943) de André Cayatte. On le voit, d’humbles tâches, qui confortent l’image d’une Palmyre Levasseur reléguée derrière ses fourneaux ou confinée dans sa loge, réduite à astiquer son parquet ou à repriser ses bas. De temps à autre, on consent à lui donner un nom, et donc une existence un peu moins précaire: elle est Rosalie dans «Le coupable» (1936) de Raymond Bernard, avec Pierre Blanchar ou la femme Grossetête, un des témoins de la fameuse «Affaire du courrier de Lyon» (1937) de Maurice Lehman et Claude Autant-Lara. On la voit aussi dans un film régionaliste du picard Léopold Simons, «Le fraudeur» (1937) avec Ginette Leclerc. Deux ans plus tard, dans «Les otages», de Raymond Bernard, elle interprète la femme du grand Saturnin Fabre, qui incarne ici un châtelain que le maire du village, son vieil ennemi, désigne avec lui comme otage, sur l’exigence des Allemands.

Connu pour

Les Misérables
7.2

Jean Valjean, un paysan condamné à cinq ans de travaux forcés pour avoir volé un pain, sort du bagne de Toulon en 1815 après y avoir passé dix-neuf ans, sa peine initiale ayant été prolongée de 14 ans pour ses multiples tentatives d'évasion. À Digne, en raison de ce mandat encombrant et dissuasif, il ne trouve refuge pour la nuit nulle part sauf dans la demeure de Monseigneur Bienvenu Myriel, un évêque charitable qui lui offre un nouveau départ. Repenti, sous une autre identité, Jean Valjean va faire fortune en inventant un procédé révolutionnaire en verroterie et va œuvrer pour le bien au détriment de son propre bonheur. Mais ses ambitions humanistes sont réprimées par des hommes de lois comme Javert père et fils ou des malfrats comme Thénardier, vil aubergiste de Montfermeil. En 1848, dans un Paris qui gronde sous la menace de l’insurrection, Jean Valjean doit lutter pour rester un honnête homme.

Les Misérables

1958Film
Le Ruisseau
6.8

Lorsque Paul, un officier, découvre, à bord de son navire, Denise, une jeune orpheline échappée de son orphelinat, il profite de sa naïveté pour la séduire avant de se raviser et de l'envoyer vivre avec sa mère tandis qu'il navigue. Décidée à empêcher le mariage de son fils, pour qui elle a de hautes ambitions, avec une orpheline, la mère, qui dirige une revue, dénonce la jeune fille. De nouveau échappée de l'orphelinat, Denise n'a d'autre choix que de devenir entraineuse sous la houlette de Ginette, une prostituée au grand cœur. Lorsque Paul refait surface, la jeune orpheline n'est, cette fois, pas loin de la prostitution. Celui-ci se détourne d'elle lorsque le comte Édouard de Bourgogne, un déclassé que la mère de Paul a pensé acheter pour le faire reconnaitre son fils, va prendre les choses en main…

Le Ruisseau

1938Film