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Hadj Smaine Mohamed Seghir

Hadj Smaine Mohamed Seghir

Acting

Biographie

Hadj Smaine Mohamed Seghir , (souvent crédité Hadj Smaine) né le 29 octobre 1932 à Constantine, et mort le 6 septembre 2021 à Los Angeles, est un acteur et metteur en scène algérien. En ce temps-là, Constantine était considéré comme un lieu donnant une grande place à la religion, à la culture, à l'art, et aux traditions algériennes arabo-musulmanes. Hadj Smaine grandit à Constantine parmi sa famille et côtoyant des amis aimant l'art et la culture en général; le cinéma, la musique, le scoutisme, le sport tel la natation à Sidi M'Sid. Avec les amis scouts, Hadj Smaine jouait des saynètes s'inspirant des films qu'ils regardaient dans les salles de la ville. Entre amis, ils allaient au ciné-club de Constantine (ex. Université Populaire, Centre Abdelhamid Ben Badis actuellement). L'Université Populaire qui était en même temps le conservatoire de la ville de Constantine, avait des locaux attribués à des associations pour les musiciens, pour le théâtre amateur, entre autres pour les scouts. L'Université Populaire avait aussi d'autres fonctions administratives car elle dépendait d'une structure étatique; l'Administration coloniale française. Au fil du temps, Hadj Smaine avait intégré la troupe de théâtre Les Milles et une Nuits avec d'autres amis du scoutisme; Hassan Belhadj (1er directeur du Cinéma Algérien, grand comédien, patriote et ancien collaborateur à M'Hamed Yazid) et Abdelkrim Menaï (ancien éclaireur des scouts musulmans). Après plusieurs années de pratique théâtrale, Hadj Smaine quitte la troupe Les Milles et Une Nuit afin de créer un théâtre sans "sketch", semblable à celui qui se pratiquait en Europe et dans le monde arabe (en Égypte plus particulièrement). Entre autres, Hadj Smaine aura été membre des troupes théâtrales suivantes : Les Milles et Une Nuits, Les Compagnons du Vieux Rocher, L'équipe théâtrale algérienne d'avant l'Indépendance (de 1957 à 1958), La troupe de la Maison de Jeunes de Hussein Dey (avant 1962), Les Capucines d'Alger (avant 1962), Le Théâtre National d'Algérie (à l'Indépendance). Il décède le 6 septembre 2021 à Los Angeles (USA).

Connu pour

Chronique des années de braise
6.7

Festival de Cannes, 1975, Chronique des années de braise de Mohamed Lakhdar-Hamina reçoit la Palme d'or. C'est une première pour un film africain. Minutieuse chronique de l'évolution du mouvement national algérien de 1939 jusqu'au déclenchement de la révolution le 1er novembre 1954, le film démontre sans appel que la « guerre d'Algérie » n'est pas un accident de l'histoire, mais un lent processus de révoltes et de souffrances, ininterrompu, du début de la colonisation en 1830, jusqu'à cette « Toussaint rouge » du 1er novembre 54. Composé de six chapitres, le film brosse l'impitoyable tableau de l'histoire politique et guerrière de l'Algérie coloniale. En son centre, Ahmed s'éveille peu à peu à la conscience politique contre la colonisation, sous le regard de son fils, symbole de l'Algérie nouvelle, et celui de Miloud, harangueur mi-fou, mi-prophète, incarnation de la mémoire populaire de la révolte, de la libération de l'Algérie et de son peuple.

Chronique des années de braise

1975Film
Le Vent des Aurès
6.8

Le Vent des Aurès – premier road movie du cinéma algérien – décrit les des transformations du quotidien du peuple algérien durant la destructrice occupation française, puis lors de la guerre de libération. Alors que la répression militaire bat son plein, une paysanne se retrouve seule dans sa maison à la montagne lorsque son fils unique est enlevé par des soldats français peu après la mort de son mari lors d'un raid. Un jour, voyant un poulet mort, ce qu'elle considère comme de mauvais augure, elle décide de quitter la maison et se lance dans un pénible voyage à travers les montagnes. Accompagnée d'un couple de poules, elle se déplace d'un camp de détention à l'autre dans une recherche désespérée de son fils disparu. Le film s'inspire des événements vécus par la famille du réalisateur.

Le Vent des Aurès

1967Film
Les Déracinés
10.0

En 1880, dans l'Algérie colonisée, il fut décidé que les paysans algériens des monts Ouarsenis seraient dépossédés de leurs terres au profit des colons français. Deux méthodes ont été utilisées pour y parvenir, soit par la force pure, soit par un stratagème obligeant les fellahs à payer des amendes trop élevées pour être payées. Les déracinés doivent alors partir pour les villes, grossissant la masse des prolétaires dans les bidonvilles... Ce deuxième long métrage de Lamine Merbah s’est appuyé sur les travaux de Sari Djilali et plus particulièrement sur son étude La dépossession des Fellahs 1830-1962 (1975). Crédité co-scénariste du film, ce géographe de formation a beaucoup travaillé sur le processus de colonisation à l’oeuvre dans la région montagneuse de l’Ouarsenis. Le titre du film original ( Beni Handel ) tire son nom d'une tribu berbère algérienne , les Beni Hendel, qui a donné son nom à la commune du même nom dans la wilaya de Tissemsilet (Algérie).

Les Déracinés

1977Film