Directing
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Créé dans la seconde moitié des années 90, l'association de cinéma expérimental l'Etna connaîtra la transition du cinéma argentique au numérique. Son local, en plein Paris, ne résistera pas à la gentrification.
« Danseurs à la Gay Pride 2001 sonde les origines du mouvement cinématographique à partir d'un traitement photogrammatique, fondé sur l'effet extatique que procure la répétition d'un geste – mains, visages, hanches – montré au ralenti. » (Emmanuelle André)
Réalisé à São Paulo pendant les deux dernières années du gouvernement Bolsonaro, 2021 et 2022, Contrechants, atlas est la version film du texte du même nom : un collage de photos et de courts paragraphes, ici lus en voix-off, qui vont de la gestion du Covid à l'élection de Lula. À part le montage, tout est réalisé avec un téléphone portable : les photos, les captures d'écran de réseaux sociaux (Twitter et Instagram notamment), l'écriture des textes. Un outil modeste face à une réalité monumentale, abordée par fragments, à partir de quelques rues de São Paulo dont l'apparence change au fil du temps (graffitis sans cesse accumulés, repeints, avant de réapparaître).
Une fiction queer en clin d'oeil aux films d'horreur Universal des années 30 et l'expressionnisme allemand, un rite de sacrifice sexe et rock.
Plongée de lumières, de couleurs et de rythmes dans le noir d’une rave party. Liberté du Super 8 (matière première de la plupart de mes films à ce jour), intensité du ralenti (dont le cinéma de Hong Kong m’avait convaincu de la profondeur), fulgurance de la description du corps masculin (métamorphose des couleurs sur le contour de l’épaule nue d’un danseur), révélation de la danse.
Décrire un film perdu de Lionel Soukaz ; il s’appelait La Vérité nue. Et pour cela, évoquer la figure du cinéaste, disparu cette année.