Camera
Le portrait de sept femmes qui composent sur un même thème. Elles prennent pour point de départ les récits des Annonces faites à Hagar, Sarah et Marie, que rapportent l’Ancien Testament, le Nouveau Testament et le Coran. Ces sept femmes – chacune avec ses clefs de lecture: mythologie, histoire de l’art, poésie, psychanalyse, théologie – nous ouvrent la compréhension de ces récits. Ainsi, y mêlant leur propre histoire, leurs mythes personnels, elles en arrivent à évoquer des sujets tels que la naissance de l’image dans le monde chrétien ou celle du poème dans la Grèce antique. Annonces est un film sur le mouvement de la pensée, le pouvoir des mots, le secret de la voix, la séduction de l’image.
À Los Angeles, une Française, Émilie, séparée de l'homme qu'elle aime, cherche un logement pour elle et son fils de 8 ans, Martin. Elle en trouve un, y installe des meubles récupérés dans les déchets jetés à la rue. Son désarroi est plus exprimé par les autres qu'elle observe que par elle-même, vivant silencieusement un exil démultiplié. Elle tape à la machine face à l'océan. Quelques flashes de sa passion passée la troublent et elle consacre à son fils toute son affection.
Agnès Varda prend place sur une scène de théâtre. Cette photographe professionnelle, artiste d'installation et pionnière de la Nouvelle Vague est une institution du cinéma français mais un féroce opposant à tout type de pensée institutionnelle. Dans ce film, elle offre un aperçu de son œuvre en utilisant des extraits de son travail pour illustrer - de manière plus associative que chronologique - ses visions et ses idées artistiques. Son discours vif, riche en anecdotes et intelligent est divisé en deux parties.
« Daguerréotypes » n'est pas un film sur la rue Daguerre, pittoresque rue du 14e arrondissement, c'est un film sur un petit morceau de la rue Daguerre, entre le numéro 70 et le numéro 90, c'est un document modeste et local sur quelques petits commerçants, un regard attentif sur la majorité silencieuse. C'est un album de quartier, ce sont des portraits stéréo-daguérréotypés. Ce sont des archives pour les archéo-sociologues de l'an 2975.
Le film est un portrait‑en‑cinéma où l'on découvre Jane Birkin sous toutes ses formes, dans tous ses états et en plusieurs saisons, elle-même en sa diversité et aussi d'autres Jane… d'Arc, Calamity Jane, et la Jane de Tarzan et la Jane de Gainsbourg. C'est la femme‑au‑miroir‑mouvant. Elle change de tête et de rôle pour s'amuser avec Agnès qui tourne autour d'elle, la déguisant, lui proposant des fictions ou des hommages comme celui à Marilyn… Celui de Laurel maladroit de « Laurel et Hardy ». Le film est un portrait semé de mini-fictions, le film est une fiction semée de mini-confidences de Jane B., au mieux de sa forme dans un libre dialogue avec celle qui la filme, Agnès V.
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Une visite pas ordinaire dans un très grand appartement vide. Vide ou plein ? Une famille y a peut-être vécu, ou va y vivre. Une jeune fille va peut être s'en échapper… D'anciens vieux n'en sont peut être jamais partis… Le décor raconte lui-même un drôle de temps qui passe…
Le 3 juin 1835, Pierre Rivière, un jeune paysan normand de vingt ans, égorge à coups de serpe sa mère, sa sœur Victoire et son jeune frère Jules. Il prend la fuite et erre plusieurs semaines dans les bois avant de se faire arrêter. A peine emprisonné, le meurtrier, que la plupart des témoins décriront comme un garçon au comportement étrange, voire sous les traits d'un idiot, entreprend la rédaction d'un épais mémoire, texte d'une stupéfiante beauté, véritable autobiographie dans laquelle il expose les raisons qui l'on conduit à son geste : délivrer son père des " peines et afflictions " que lui faisait subir son épouse depuis le premier jour de leur mariage... Criminel monstrueux ou " pauvre " fou ? Le débat opposera longtemps magistrats et psychiatres.
Roland Garros 1981. La caméra de William Klein nous entraîne sur les talons des plus grands joueurs de l'époque : Björn Borg, Jimmy Connors, Ivan Lendl, Chris Evert-Lloyd, John McEnroe, Martina Navratilova, Yannick Noah, Guillermo Vilas... Des kilomètres de pellicule. Des images historiques, mille et un détails, mille et une scènes insolites. Une déclaration d'amour d'un fou de tennis.
Parce qu'il a tenté de se suicider, la porte de l'asile se referme sur Paul. Un infirmier le guide, le dépouille entièrement de ses habits de ville, lui fait revêtir un pyjama, lui désigne un lit. Paul s'y couche. Les autres pensionnaires l'observent, le surveillent, le palpent : il y a le mystique de service et le violent, celui qui ne fait que répéter «comme d'habitude», et celui qui attend inlassablement la même réponse à la question qu'il pose inlassablement.
Deux jeunes filles vivent à Paris en 1962. Pauline (17 ans), étudiante, rêve de quitter sa famille pour devenir chanteuse. Suzanne (22 ans) s'occupe de ses deux enfants et fait face aux drames du suicide de leur père. La vie les sépare ; chacune vit son combat de femme. Pauline est devenue chanteuse dans un groupe militant et itinérant après avoir vécu une union difficile en Iran. Suzanne est sortie de sa misère et travaille au Planning familial. Dix ans plus tard, elles se retrouvent au cours d'une manifestation féministe. À la fin de cette chronique, on les retrouve ensemble, à nouveau, avec leurs enfants qui ont grandi.
Sept jeunes racontent leur passion tissée avec la langue yiddish pendant l’entre-deux guerres, moment d’un formidable élan créatif de la culture yiddish. La poésie de ces années est universelle et intimiste à la fois, en relation avec tous les courants littéraires et artistiques de l’époque. Ces poètes polyglottes se déplaçaient d’un pays à l’autre. Les protagonistes du film, certains juifs, d’autres non, se déplacent aussi entre les pays et les langues. Pour ces jeunes, cette poésie n’appartient pas uniquement à un passé juif, mais elle permet de se situer face au présent. Le film est tourné dans des villes différentes et dans une pluralité de langues.
Entièrement dédié à une unique lettre de l'alphabet : la lettre R et ses multiples prononciations, Lettre errante poursuit le travail d'exploration de la langue de la réalisatrice Nurith Aviv. Au fil des souvenirs d'enfance de six personnalités chacun de langue maternelle différente, c'est tout un monde qui se déploie autour de la lettre R et qui, de l'intime au politique, soulève des questions de vie et de mort, de filiation, de migration, d'exil, de résistance, et aussi de genre.
Jeune maman de deux enfants, Eva est envoyée en vacances en France par son mari pour soulager son stress. Là, elle rencontre la lesbienne Liliane qui vit dans une communauté.
Dans ce road movie documentaire, la cinéaste autrichienne Ruth Beckermann enregistre les divers points de vue et activités des Israéliens et des Arabes alors qu'elle parcourt la route de Tel Aviv à Jérusalem.
Les parents de Beckermann se sont rencontrés à Vienne après l'Holocauste. Retraçant les parcours migratoires de sa famille avant la Seconde Guerre mondiale, Beckerman retourne dans les communautés juives européennes qui ont inspiré les histoires de son enfance.