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Ahmed Bedjaoui

Ahmed Bedjaoui

Directing

Biographie

Ahmed Bedjaoui (en arabe : أحمد بجاوي), né en 1943 à Sebdou en Algérie, est un journaliste, animateur, réalisateur, écrivain est une la figure emblématique, le "Monsieur" du cinéma algérien. Il anima le célèbre Télé Ciné Club de 1969 à 1989. Avec sont ton particulier, mais surtout du contenu, il faisait découvrir aux Algériens les classiques du cinéma. Il savait, avec pédagogie, et les invités qu'il conviait sur le plateau, décortiquer un film. On pouvait voir, avec délectation, les œuvres d'Alfred Hitchcock, Ingmar Bergman, Salah Abou Seif, et, bien sûr, les films algériens. Ahmed Bedjaoui a mené une solide carrière dans la presse, le cinéma et la télévision. Diplômé de l'IDHEC en 1966, et titulaire depuis 1983 d'un P.H.D. en littérature américaine avec une thèse sur Scott Fitzgerald et Hollywood. Journaliste freelance dans la presse écrite depuis 1966, en charge entre autres des rubriques cinéma, télévision et radio, il a été successivement à partir de 1969, producteur et présentateur d'émissions sur le cinéma à la Télévision algérienne, programmateur et responsable des archives à la Cinémathèque algérienne de 1966 à 1971, et conseiller du directeur général de l'Office du Cinéma Algérien (ONCIC) de 1971 à 1977. C'est à cette date qu'il est nommé Directeur du département de production cinématographique à la Radio-Télévision Algérienne, menant à terme plus de 70 longs métrages. Vice-président du Conseil National de l'Audiovisuel de 1987 à 1991, il a aussi été conseiller pour la communication auprès du Premier Ministre algérien. Après avoir travaillé comme consultant pour le compte de la Commission européenne, il est, depuis 1993, directeur du réseau REMFOC, organisme destiné au perfectionnement des journalistes maghrébins. Conseiller pour le cinéma auprès du ministre algérien de la communication en 2000, il a été nommé Commissaire général adjoint pour l'année de l'Algérie en France en 2003. Il a été commissaire de la semaine du film algérien, à la Maison des Cultures du Monde de Berlin. Lauréat de "l'Institut des Hautes Etudes Cinématographiques" (IDHEC - Paris) et titulaire d'un Doctorat en littérature américaine, Ahmed BEDJAOUI est directeur artistique du festival du film engagé d'Alger et Président du Fonds d'aide au cinéma algérien. Il est professeur des Universités à la faculté de communication de l'Université Alger. Ahmed Bedjaoui est l'auteur de cinq ouvrages : "Images et visages", "Cinéma et guerre de libération, des batailles d'images", "Littérature et cinémas arabes", "La Guerre d'Algérie dans le cinéma mondial", "Le cinéma à son âge d'or" et "La Saga de la création de la cinémathèque algérienne (1965-1969)". Il a reçu en France en 2016, le titre d'Officier des Arts et Lettres. En 2015, l'UNESCO lui a décerné la médaille Féderico Fellini pour les services rendus à la culture cinématographique à travers le monde. En 2019, il est Président du Jury Longs métrages fiction au 26ème FESPACO, Ouaga, Burkina Faso.

Connu pour

Télé Ciné Club
10.0

Télé Ciné Club, présenté par Ahmed Bedjaoui, le Monsieur Cinéma algérien, est une émission diffusée à la télévision algérienne de décembre 1969 à 1989. L'émission présentait aux téléspectateurs l'actualité du cinéma de tous horizons avec de nombreux invités sur le plateau, réalisateurs, cinéastes. critique, acteurs. D'abord en arabe, le programme était en français, pour une meilleure communication avec les invités français notamment.

Télé Ciné Club

1969
Boualem Zid El Goudam
10.0

Deux voyageurs, Boualem et Sekfali, traversent le désert hostile et sans fin. Boualem tire une charrette sur laquelle sont entassés des livres anciens, des images, des reliques et des souvenirs de Sekfali. Deux hommes, deux attitudes face à la vie, deux visions du monde. D’où viennent-ils, où vont-ils ? Le voyage serait tout à fait calme et heureux si chacun d’eux n’était pas habité par leurs passés, déterminants leurs visions différentes de l’avenir. L'Enfance de Boualem a été marquée par la guerre de libération algérienne. Son rêve est de parvenir à une société socialiste, qui est pour lui la seule voie de salut. Sekfali qui tente de dissuader Boualem de continuer le voyage, à lui, une attitude d'aristocrate. Pour lui, le socialisme est une hérésie et les gens n’aiment pas les responsabilités, ils n'agissent que si un dirigeant leur en donne l'injonction.

Boualem Zid El Goudam

1980
L'Épopée de Cheikh Bouamama
9.0

L'histoire de l'épopée de Cheikh Bouamama, leader de la résistance en Algérie à l'époque coloniale française. Les événements se déroulent dans le sud-ouest de l'Algérie et racontent les étapes de la résistance, notamment l'un des soulèvements du peuple algérien, à savoir la « bataille des fils de Sidi Cheikh Bouamama », dans laquelle le général français Lyautey a été désigné pour tenter de réprimer et de mettre fin à cette résistance.

L'Épopée de Cheikh Bouamama

1985
Histoires de la Révolution
10.0

"Histoires de la Révolution" raconte en 3 parties par 3 réalisateurs différents la lutte d'indépendance du peuple algérien après 130 ans de colonisation française : Ahmed Bedjaoui "Les Fedayines", Rabah Laradji "La Bombe", Sid Ali Mazif "Le Messager".

Histoires de la Révolution

1969
Le Grand Détour
10.0

Le jeune Amar, père de deux enfants, vit d’expédients et cherche en vain un emploi à Alger. Il décide d’émigrer en France, et y trouve un travail, mais le perd vite après une rafle et une garde à vue de plusieurs jours. Entraîné par deux Européens louches rencontrés dans un café, il s’embarque avec d’autres chômeurs pour un travail bien payé dans les plantations de Madagascar. Le bateau qui les emmène accoste finalement à Alger ! Ce film avait disparu pendant près de cinquante ans. Ahmed Bedjaoui en avait fait son deuil jusqu’à ce que la Cinémathèque de Berlin ne retrouve l’unique copie de cette œuvre dans ses archives, la restaure, la sous-titre et la projette en ouverture de son festival en 2015. Le film a emballé le nombreux public présent, composé de professionnels et de cinéphiles avertis. Du fait de la modestie de ses moyens autoproduit, mais aussi par choix esthétique, le film oscille entre le cinéma néo-réaliste et le cinéma vérité.

Le Grand Détour

1968