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Albert Spaggiari

Albert Spaggiari

Writing

Biographie

Albert Spaggiari, né le 14 décembre 1932 à Laragne-Montéglin dans les Hautes-Alpes et mort le 8 juin 1989 à Belluno en Italie, est un malfaiteur français. Il est connu pour avoir été le cerveau auto-proclamé du «casse du siècle» survenu à la Société générale de Nice, en juillet 1976. Ancien soldat de la guerre d'Indochine, partisan de l'Organisation armée secrète (OAS), écrivain et photographe, il a échappé à la police française durant sa cavale qui a duré jusqu’à sa mort, après une évasion spectaculaire. Albert Romain Spaggiari est né en 1932 à Laragne-Montéglin (Hautes-Alpes) dans une famille franco-italienne. Alors qu'il n'a que trois ans, son père meurt (en 1935). Sa mère refait sa vie à Hyères (Var) où elle tient un magasin de lingerie. Il est scolarisé à l'Institution Sainte-Marie de La Seyne-sur-Mer. À l’âge de seize ans, il fugue pour rencontrer le célèbre bandit sicilien Salvatore Giuliano. Durant ce voyage, il fait quelques rencontres avec des personnages hauts en couleur, ce qui accroît encore son admiration pour la marginalité En 1950, à 17 ans, il s'engage chez les parachutistes et part pour l’Indochine française où il est affecté au 3e Bataillon de parachutistes coloniaux. Il y est deux fois blessé et une fois décoré. C'est en 1953, en Indochine française, qu'il commence sa carrière de détrousseur. Le 31 janvier de cette même année, il se fait remettre, avec un complice, la caisse du Milk Bar, un bordel d'Hanoï dont les tenanciers s'étaient mal comportés avec des camarades parachutistes. Il est reconnu et arrêté. Le 17 août 1954, il est condamné à cinq ans de travaux forcés et vingt ans d'interdiction de séjour en Indochine. En novembre de la même année, il quitte l'Indochine pour la France où il rejoint Marseille et sa prison des Baumettes. Pendant son séjour carcéral, il prend des cours de chaudronnerie et de soudure. En 1957, après deux remises de peine, il est libéré et s'installe à Hyères, où il rencontre sa première femme, Audi, une infirmière qu’il épouse civilement le 27 janvier 1959. Albert trouve un travail à la société Fichet-Bauche, fabricant de coffres-forts. Celle-ci se trouve à Dakar, au Sénégal. Selon Spaggiari, il y fabrique des meubles métalliques et parfois ouvre les coffres à la perceuse ou au chalumeau pour les clients qui ont perdu les clés. Albert reste dans cette ville jusqu'en mars 1960, puis il regagne la France en compagnie de son épouse. Un an plus tard, il est chargé, selon ses dires, d’abattre le général de Gaulle mais reçoit un ordre d'annulation au dernier moment (il qualifie cette tentative avortée de «plus grande déception de sa vie»). Son nouveau combat devient l’Organisation armée secrète (OAS). Le 27 février 1962, il est arrêté à Villefranche-sur-Mer (Alpes-Maritimes) dans une imprimerie clandestine de tracts pour l’OAS. Ses compagnons s'en sortent avec des peines avec sursis, mais Spaggiari est condamné à quatre ans de prison ferme, des armes et des munitions ayant été trouvées à son domicile. Il est incarcéré à la prison des Baumettes. Il sort en 1965 et s'installe à Bézaudun-les-Alpes dans l'arrière-pays niçois. Il commence alors à militer dans les rangs nationalistes. ... Source: Article "Albert Spaggiari" de Wikipédia en français, soumis à la licence CC-BY-SA 3.0.

Connu pour

Apostrophes
8.5

Magazine culturel consacré à la littérature. L'émission proposait des discussions ouvertes entre quatre ou cinq auteurs autour d’un sujet commun, mais également des entrevues individuelles avec un seul auteur. En 15 ans d’existence, Apostrophes est devenu l'émission littéraire emblématique à la télévision française de cette période, notamment grâce à la personnalité de son présentateur Bernard Pivot, la diversité et la qualité de ses intervenants, voire des polémiques qui surgirent épisodiquement lors de l'émission.

Apostrophes

1975
Sans arme, ni haine, ni violence
5.9

Appréhendé en 1977 pour avoir conçu, organisé et réussi le célèbre casse de Nice, Albert Spaggiari s'évade du bureau du juge d'instruction. Pendant des années, il va rester insaisissable, résistant à toutes les tentatives de la police. Au cours de sa cavale fabuleuse en Amérique du Sud, il multiplie les rencontres avec des journalistes, fait des photos en forme de pied de nez facétieux au public français. Vincent, reporter, réussit à l'approcher pendant quelques jours dans une ville d'Amérique du Sud et découvre un être qui n'a rien à voir avec le grand banditisme, une sorte de Cyrano de Bergerac, généreux et fauché, souffrant de ne pas profiter davantage de sa gloire, looser grandiose, vantard plein d'humour et de contradictions mais qui reste traqué par la police française.

Sans arme, ni haine, ni violence

2008
Les égouts du Paradis
6.4

À Nice, en 1977, Albert Spaggiari, photographe, mène une vie calme, mais cette monotonie ne s'accorde pas à son passé encore brûlant de baroudeur. Plus jeune, il aimait la poésie, voulait changer la société, le monde. Mais en France, les révolutions commencent avec Rimbaud et se terminent avec Céline. Il est devenu une « pute » de l'État avec cinq mètres de trottoir, un bas de porte, le Fisc et la TVA. Sa nouvelle poésie est celle des chiffres. Pour revivre, l’idée lui vient de s’attaquer à la salle des coffres de la Société Générale de Nice en passant par les égouts de la ville. Il sonne le rappel des amis du baroude, des techniciens de l’impossible, qui arrivent un par un des quatre coins du monde. Ils creusent leur tunnel sous la rue, transportent des charges écrasantes, courbés dans le cloaque, cernés par les rats et dans la nuit du 10 mars 1977, ils passent à l'action sans arme, sans violence et sans haine. Qu’y a-t-il au bout ? La fortune ou le bagne ?...

Les égouts du Paradis

1979