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Jacques Perconte

Jacques Perconte

Directing

Connu pour

Le Livre d'image
6.3

Dans Le Livre d’Image, Jean-Luc Godard recycle des images déjà existantes (films, documentaires, peintures, archives télévisuelles, etc.), cite des extraits de livres, utilise des fragments de musique. Le moteur, c’est la rime poétique, l’association ou l’opposition d’idées, l’étincelle esthétique à travers le montage, clé de voûte. L’auteur exécute un travail de sculpteur. La main, pour cela, est essentielle. Il en fait l’éloge au début. « Il y a les cinq doigts. Les cinq sens. Les cinq parties du monde (…). La vraie condition de l’homme, c’est de penser avec ses mains. » Jean-Luc Godard compose une éblouissante syncope de séquences, dont le déferlement évoque la violence des flux de nos écrans contemporains, portée à un niveau d'incandescence rarement atteint. Couronné à Cannes, le dernier Godard est un film choc, à la beauté crépusculaire.

Le Livre d'image

2018Film
Hypersoleils

Le musicien Jean-Benoît Dunckel, moitié du groupe AIR, et le cinéaste Jacques Perconte, grand artiste des couleurs et des paysages, collaborateur de Jeff Mills (projet Extension sauvage) créent spécialement pour la soirée d’ouverture du festival un dialogue situé quelque part entre improvisation et course-poursuite. Perconte a filmé amoureusement la Normandie : le ciel, les forêts, les clairières, les herbes, les vagues, qu’il s’ingénie ensuite à compresser de sa palette numérique pour mieux en saisir le suc. Lors de cette performance inédite, l’hyperréalisme fait place à un impressionnisme tout terrain. Les pixels fondent peu à peu jusqu’à couler sur le grand écran, tandis que la musique de Dunckel, très marquée par les envolées krautrock des années 70, désaccorde en direct ces images d’un nouveau genre. Le bocage normand mue en une matière nouvelle, de laquelle mille soleils s'élèvent puis nous éblouissent, à quelques encablures du printemps.

Hypersoleils

2015Film