Jean Duvignaud
Writing
Biographie
Jean Duvignaud (né le 22 février 1921 à La Rochelle et mort le 17 février 2007 dans la même ville) est un écrivain, critique de théâtre, sociologue, philosophe, dramaturge, essayiste, scénariste et anthropologue français. Né Jean-Octave Auger, en 1921, Jean prend pour nom de plume le nom de jeune fille de sa mère. Ancien khâgneux, professeur de lettres au lycée d'Abbeville, il collabore aux revues Action et NEF. Admirateur de Malraux, il fréquente assidûment Alain Robbe-Grillet, Roland Barthes et René de Obaldia. Il a présidé la Maison des cultures du monde à Paris et dirigé, dans ce cadre, la revue: L'Internationale de l'Imaginaire. Dans Fêtes et civilisations, il tente de comprendre ce moment de la vie sociale où une communauté se trouve réunie par une activité, libérée de son ordre et de ses hiérarchies. Dans Lieux et non lieux, il s'interroge sur les lieux dédiés au temps et ceux à l'espace. À la fin des années quarante, il se lie avec Clara Malraux, épouse d'André Malraux avec qui il vivra une histoire d'amour et qui lui permettra de participer à la revue Contemporains. Ensemble, ils quittent le Parti communiste français dont Jean Duvignaud avait été brièvement permanent après ses engagements dans la Résistance. Ils soutiennent alors Tito et la Yougoslavie soumis aux brimades et pressions de l'URSS. Ils vivent cependant chacun dans leur propre appartement pendant leur liaison de treize ans. Professeur de philosophie au lycée d'Abbeville puis à Étampes, il fréquente Marcel Arland, publie des romans et s'intéresse au théâtre. Après avoir participé à la création de la revue Théâtre populaire, il assure la critique théâtrale à la Nouvelle nouvelle revue française, écrit pour les Cahiers Madeleine Renaud-Jean-Louis Barrault et Les Lettres nouvelles. Il a écrit une pièce de théâtre Marée basse, créée par Roger Blin avec notamment Laurent Terzieff dans la distribution. Entré au CNRS, puis devenu l'assistant de Georges Gurvitch à la Sorbonne, Duvignaud prépare une thèse en sociologie. En 1970, Jean-Louis Bertuccelli tire de Chebika un film, Remparts d'argile qui remporte le Prix Jean-Vigo. En 1972, avec l'écrivain Georges Perec, qui fut son élève à Étampes, et le philosophe Paul Virilio, il fonde la revue Cause commune. En 1969, il est président de l'École spéciale d'architecture au sujet de laquelle il dira en 1995: «J'ai cru que ce devait être un Bauhaus! Impossible, cela demande des moyens considérables.» (Propos recueilli par Thierry Paquot et Francois Bougon en 1995.) En 1980, il devient professeur à l'Université Paris VII (1980) et directeur du Laboratoire de sociologie de la connaissance et de l'imaginaire. Il y dirigera une quarantaine de thèses. Source: Article "Jean Duvignaud" de Wikipédia en français, soumis à la licence CC-BY-SA 3.0.
Connu pour

Magazine culturel consacré à la littérature. L'émission proposait des discussions ouvertes entre quatre ou cinq auteurs autour d’un sujet commun, mais également des entrevues individuelles avec un seul auteur. En 15 ans d’existence, Apostrophes est devenu l'émission littéraire emblématique à la télévision française de cette période, notamment grâce à la personnalité de son présentateur Bernard Pivot, la diversité et la qualité de ses intervenants, voire des polémiques qui surgirent épisodiquement lors de l'émission.
Apostrophes

Une femme, issue d'une famille bourgeoise, épouse un homme sans amour. Elle se souvient (ou rêve?) d'une vie d'aventures et de contrebandiers qui détournent des bateaux pendant la nuit. Elle se fait enlever par le chef de la bande ennemie, dont elle tombe amoureuse.
Le grabuge

Dans un village aux confins du Sahara, Rima, une orpheline de 19 ans, rêve d'apprendre, de découvrir, de vivre libre alors que les hommes de la mine de sel entrent en grève. Les autorités réagissent en envoyant l'armée, Rima décide d'aider les grévistes en piégeant les soldats. Coproduit avec l'Office des Actualités Algériennes et tourné dans la région de Téhouda, à 50 kilomètres de Biskra, ce film franco-algérien s'inscrit pleinement dans le patrimoine cinématographique des deux rives de la Méditerranée. Bertuccelli y adopte la technique du cinéma-vérité, avec des acteurs non professionnels issus du village même, donnant au film une texture documentaire saisissante et une force d'authenticité rare. Porté par l'interprétation bouleversante de Leila Shenna dans le rôle de Rima, le comédien Krikèche et bercé par la musique de Taos Amrouche, le film interroge l'émancipation féminine, la résistance sociale et le rapport au territoire.