Writing
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La comédie intemporelle de Donizetti brille dans la production enchanteresse d'Otto Schenk, dirigée par James Levine et dotée d'une distribution remarquable. L'incomparable Anna Netrebko est Norina, la jeune veuve aimée d'Ernesto (un suave Matthew Polenzani), qui est sur le point d'être déshéritée par son oncle avare, Don Pasquale (John Del Carlo). Il faut les intrigues intelligentes du Dr Malatesta (Mariusz Kwiecien) pour arranger les choses et donner une leçon au vieux grincheux – crises de colère, identités erronées et toutes sortes de confusion comique incluses.
« Bien idiot est celui qui se marie en grand âge. » Ainsi se termine Don Pasquale : sur un sage dicton qui ne manque pas d’ironie et qui résume les déboires de son héros, riche célibataire désireux de se marier et trompé par son neveu Ernesto et sa jeune promise Norina. Créé à Paris en 1843, à la charnière de plusieurs époques, Don Pasquale, œuvre composite et variée, est l’apothéose du genre buffa. Donnée pour la première fois à l’Opéra national de Paris, elle est confiée au metteur en scène italien Damiano Michieletto qui fraie la voie de la sincérité et de la profondeur dramatiques au cœur d’une oeuvre en apparence légère.
Don Pasquale, vieux barbon célibataire, décide de se marier pour contrarier les plans de son neveu Ernesto. Mais Ernesto, avec l'aide du Docteur Malatesta, s'emploie à prendre Don Pasquale dans les filets du piège qu'il a lui‑même conçu : c'est à Norina, sa promise, qu'il confie le rôle de la future épouse.