Writing
Dans les pays occidentaux, on peste contre des produits bas de gamme qu'il faut remplacer sans arrêt. Tandis qu'au Ghana, on s'exaspère de ces déchets informatiques qui arrivent par conteneurs... Ce modèle de croissance aberrant qui pousse à produire et à jeter toujours plus ne date pas d'hier. Dès les années 1920, un concept redoutable a été mis au point : l'obsolescence programmée. "Un produit qui ne s'use pas est une tragédie pour les affaires", lisait-on en 1928 dans une revue spécialisée. Peu à peu, on contraint les ingénieurs à créer des produits qui s'usent plus vite pour accroître la demande des consommateurs.
Série documentaire en deux parties : 1. Un peuple sans voix (80'), 2. Une terre en deuil (78'). Partie 1 : Un peuple sans voix : octobre 88, la République algérienne vacille, le film remonte aux sources de cette tragédie et explique comment le face à face entre les islamistes et le pouvoir s’est enclenché. L’interruption des élections législatives de décembre 91, suivie peu de temps après par l’assassinat du président Boudiaf, en juin 92, plonge l’Algérie dans le chaos. Partie 2 : Une terre en deuil : l’engrenage de la violence qui mène aux massacres et les dessous économiques et géopolitiques de la guerre. Plus de 100 000 morts, un degré de barbarie inouïe, des massacres, en apparence incompréhensibles… Derrière la vitrine officielle du pouvoir et sa scène politique factice, se cache un pouvoir de l’ombre.
Trois mois d'émeutes, de combats de rues. Trois mois de marches et de manifestations. La colère des Kabyles en Algérie n'est pas retombée. Ce mouvement issu de la base, qui se méfie des partis politiques, est un véritable défi au pouvoir. La réalisatrice, Samia Chala, d'origine kabyle, parlant le berbère, a suivi Mohand, un de ces jeunes qui ont démarré ces émeutes dans son village, Avizar, en Grande Kabylie, à une quarantaine de kilomètres de Tizi Ouzou, pour comprendre les raisons de cette révolte. Grâce à ses origines et à sa connaissance du "terrain", la réalisatrice a pu filmer sans aucune escorte policière et, de ce fait, réaliser un document exceptionnel.
Chahinaz est une jeune Algérienne qui rêve de liberté et qui n'entend pas qu'on lui dicte sa vie. Étudiante à Constantine, cette jeune femme pétillante adore son pays mais étouffe sous le poids des traditions et de la religion. Comment faire bouger la société dans un pays où la loi consacre officiellement l'inégalité entre les hommes et les femmes ? Comment faire avancer le droit des femmes à l’échelle du monde ? Pour tenter d’apporter des réponses à ses interrogations, avec elle, nous allons parcourir son pays et plusieurs continents, comparer sa situation avec celle d'autres femmes. Et aussi interpeller ceux et celles qui ont le pouvoir de changer ce que Chahinaz n’accepte pas. Chahinaz s'interroge sans oeillères et sans manichéisme. Elle porte un regard plein de fraîcheur et d'intelligence sur la condition des femmes du nord au sud, bousculant, au passage, quelques clichés bien ancrés sur les femmes musulmanes.
Où finit la soumission à l'autorité ? Où commence la responsabilité de l'individu ? Chaque personne confrontée à la violence se pose ces questions. A travers des témoignages d'appelés mais aussi de militants algériens, se construit une mémoire de cette guerre. Les atrocités de la guerre d'Algérie sont connues. Pourtant les appelés ont subi des pressions pour ne pas parler à leur retour. Le Général de Bollardière est sanctionné pour s'être opposé à la torture. Guy Mollet, Président du Conseil, nie devant le Parlement toute pratique honteuse…
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