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On avait Madame Bovary et Don Quichotte. Il faudra désormais compter sur ce nouveau personnage : Estherka. Boulversersante, hilarante, exaspérante, Esther Gorintin devient actrice à 85 ans, après avoir traversé le douloureux XXème siècle, de sa Pologne natale à la rue de Rivoli. Mi-Croisette, mi-Brioche dorée avec un soupçon de Ted Lapidus et une certaine addiction au sac plastique, Estherka est la formidable héroïne de cette comédie documentaire, portrait d'une femme au soir de sa vie et d'une actrice à l'aube de sa carrière.
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Rosemay, 16 ans, vit en famille d'accueil et ne rejoint sa famille biologique que pour les vacances. Un jour, son père n’est pas là pour l’accueillir comme prévu. D’ailleurs, il ne réapparaît pas et semble s’être évaporé. Ses questions ne rencontrant que des mensonges, Rosemay ne peut se fier qu’à son intuition… Librement inspiré d'un faits divers.
La banlieue, de nuit. Dans un petit commissariat, Emilie Carange, lieutenant de police en proie à des frustrations, voit débarquer Jamil Messaouden, jeune stagiaire, aux méthodes peu orthodoxes. Elle s'éprend de désir pour lui. Une petite grand-mère arabe se dit témoin d'un grand trafic de drogue. Viard, le flic de la brigade des stups, qui devrait logiquement les traquer a "la tête et le coeur ailleurs". L'équipe se retrouve dans une affaire qui les dépasse. Plus les nuits filent, plus le désir d'Emilie pour Jamil grandit. L'affaire de drogue dérape, Emilie aussi...
En janvier 2011, en Egypte, les manifestations anti-gouvernementales rassemblent des dizaines de milliers de personnes dans les rues du Caire, tandis que les villageois des campagnes du sud suivent les évènements de la Place Tahrir via leurs écrans de télévision et les journaux. Du renversement de Moubarak à l'élection et la chute de Mohamed Morsi, le film suit ces bouleversements politiques du point de vue d'un village de la vallée de Louxor. Entre espoirs et déceptions, le changement se fait attendre.
Trois personnages sillonnent l'Europe d'aujourd'hui. Un jeune cadre. Une étudiante. Un kurde et son fils. Vers l’est ou vers l’ouest, en camion, en business class, en stop, en train, avec ou sans papier, à travers l'Europe contemporaine, chacun en quête de sa terre promise.
Pauline, Norah, Kristina attendent pendant des heures, assises sous une cabane perdue au fond du bois de Vincennes. Devant le centre de rétention administrative (CRA) de Paris, toutes sont venues voir leur proche enfermé. Des vies suspendues à l’attente de leur expulsion ou de leur libération. Sur cette scène, ces femmes se racontent, échangent entre elles, partagent avec les nouveaux visiteurs leur expérience, leur révolte, leurs rêves. Elles sont le miroir de la rétention, son contrechamp.
Esther, romancière en herbe, cherche à faire publier son premier roman. Pour sa famille, elle est l'image de la fille parfaite et sans faille, une image qu'elle a tendance à accepter docilement, se pliant facilement aux désirs de sa mère. Elle doit ainsi se marier prochainement avec David, un jeune médecin. Ballottée du coup entre sa mère qui prépare activement son mariage, sa soeur qui lui conseille de réfléchir, son futur mari qui " flashe " sur sa meilleure amie et une voyante qui lui annonce une rencontre imminente avec un autre homme, Esther commence à se poser des questions. C'est alors qu'elle tombe par hasard sur Adam, un ami d'enfance, une rencontre qui va faire basculer le cours de son existence. Le moment est venu pour elle de faire un choix, de réinventer sa vie, d'être enfin elle-même.
Kelly est une jeune péruvienne, échouée à Tanger avec ses trois frères. Elle enrage de ne pouvoir traverser le détroit pour rejoindre le continent européen, et la France, où l’attend sa mère. Son périple, du Pérou à Tanger, via la Guyane française, la débrouille, les galères, la prostitution… Kelly parle, se raconte, dit et répète son amour pour ses frères et sa mère. Cet amour la fait tenir. Le film se construit dans cette tension entre l’espoir d’une vie meilleure, l’attente et le désir de retrouver sa mère, et la situation désespérée de Kelly qui n’a connu que refoulements, arrestations, retours à la case départ, séparations. Mais comme pour rendre cette vie moins insupportable, la réalisatrice ménage des ouvertures, offre à Kelly des possibles et des présences, des modes narratifs autres qui sont autant d’échappées belles.