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Constantin Melnik

Constantin Melnik

Acting

Biographie

Constantin Melnik, né le 24 octobre 1927 à La Tronche (Isère) et mort le 14 septembre 2014 (à 86 ans), est un coordinateur des services de renseignement auprès du Premier ministre français, Michel Debré, de 1959 à 1962 au plus fort de la guerre d'Algérie. Souvent perçu uniquement comme une personnalité du monde du renseignement français, il est aussi un stratège en géopolitique et un homme de lettres. Constantin Melnik est le fils de Constantin Melnik, officier de l'Armée impériale russe et de Tatiana Botkina. Son grand-père maternel, le docteur Botkine, médecin général de la Garde impériale, était le médecin personnel du tsar de Russie Nicolas II. Il fut assassiné avec la famille impériale le 17 juillet 1918. Après la Seconde Guerre mondiale durant laquelle, malgré son jeune âge, il servit d'agent de liaison d'un maquis FTP niçois, Constantin Melnik sort major de l'Institut d'études politiques de Paris. Secrétaire parlementaire du groupe de la Gauche républicaine au Sénat, il se lie d'amitié avec Michel Debré, qui l'introduit auprès de Raymond Aron. Entre le philosophe et l'homme d'action se noue une relation d'estime qui perdurera malgré la méfiance d'Aron face à l'action étatique et ses préférences pour l'état de spectateur, fût-il engagé. Il devint membre du 2e bureau du général Juin où il sut déterminer que Khrouchtchev avait toutes ses chances pour succéder à Staline. Puis, durant la Quatrième République, il fut conseiller technique de Charles Brune au ministère des Postes et Télécommunications, puis au ministère de l'Intérieur. Préoccupé par la défense des États occidentaux face à la menace soviétique, Constantin Melnik se forme aux méthodes américaines en travaillant pour la Rand Corporation. Il élabore ainsi ce qui fut toute sa vie sa doctrine de conduite, le devoir de servir du mieux de ses capacités les États démocratiques contre les attaques totalitaires, de maintenir la puissance de ces États et leur légalité afin de conserver intact le droit de tout être humain à la liberté. Après le 13 mai 1958 et le retour du général de Gaulle au pouvoir, il devient conseiller technique du Premier ministre français Michel Debré pour les questions de sécurité et de renseignement de 1959 à 1962. Ses fonctions l'amènent à coordonner les différents services (PJ, RG, SDECE, DST, PP, etc.) qui sont impliqués dans le maintien de l'ordre, la lutte contre le KGB, le FLN, l'OAS ou toute organisation terroriste. Ainsi il a déclare avoir commandité plusieurs centaines d'assassinats ou attentats durant cette période. La presse satirique le surnommait alors «le SDECE tartare» (jeu de mots avec steak tartare et référence au SDECE, et à ses origines russo-tartares), «l'empereur Constantin» (référence à Constantin, l'empereur romain) ou encore «le serbo-croate de service». ... Source: Article "Constantin Melnik" de Wikipédia en français, soumis à la licence CC-BY-SA 3.0.

Connu pour

Apostrophes
8.5

Magazine culturel consacré à la littérature. L'émission proposait des discussions ouvertes entre quatre ou cinq auteurs autour d’un sujet commun, mais également des entrevues individuelles avec un seul auteur. En 15 ans d’existence, Apostrophes est devenu l'émission littéraire emblématique à la télévision française de cette période, notamment grâce à la personnalité de son présentateur Bernard Pivot, la diversité et la qualité de ses intervenants, voire des polémiques qui surgirent épisodiquement lors de l'émission.

Apostrophes

1975
La Diagonale du fou
5.9

1983, Genève : Championnat du monde d'échecs où vont s'affronter Akiva Liebskind, 52 ans, moscovite, champion du monde d'échecs, invaincu depuis 12 ans et Pavius Fromm, 35 ans, passé à l'Ouest depuis 5 ans ; le lion et le tigre, le maître et l'élève, le soviétique et le dissident. Deux personnages durs, forts, entiers. Une compétition haletante. Le face-à-face de deux hommes, l'opposition de deux forces qui s'affrontent sur l'échiquier du monde.

La Diagonale du fou

1984
Pas d'image
N/A

Une journée portée disparue est un film témoignage sur des événements qui ont eu lieu il y a plus de trente ans, le 17 octobre 1961 à Paris, pendant la guerre d'Algérie.C'est un travail non seulement sur la vérité historique mais aussi sur la mémoire. Construit essentiellement à partir d'interviews menées auprès de ceux qui ont été mêlés aux événements avec des séquences d'archives, des photos et des documents radiophoniques de l'époque, notre enquête prouve que près de 200 Algériens ont été tués (noyés, torturés) par la police française.Ce film s'attache à poser deux questions-clés : comment de tels événements ont-ils pu se dérouler dans la capitale d'une démocratie occidentale il y a à peine trente ans ? Et pourquoi ont-ils depuis été passés sous silence ?

Une journée portée disparue