Acting
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Après une soirée à l’opéra, des invités se retrouvent pour dîner chez l’aristocrate Edmundo Nóbile. Une fois le repas terminé, les convives se rendent compte qu’ils ne peuvent quitter la demeure. La porte est ouverte, mais une force invisible empêche qui que ce soit d’entrer ou de sortir…
L'orchestre dirigé par Colin Davis donne du volume à cette musique intemporelle jusqu'aux frissons. La mise en scène, assez riche et scintillante crée une ambiance féerique et mystique. Les belles lumières amplifient les mouvements. Et tout cela est soutenu par les chanteurs-comédiens, tous remarquables et totalement habités par leurs rôles (petit bémol aux Trois Garçons, un peu trop tendus et frêles...). Deux personnages cependant sont au delà de ce qu'on appelle "la performance". Papageno d'abord, chanté et interprété par Simon Keenlyside, tout simplement exceptionnel. Le chanteur rend ce personnage particulièrement attachant, pataud, candide et devient la quintessence de l'oiseleur. Vient ensuite le rôle emblématique de cet opéra: La Reine de la Nuit. Et là, on est électrisé par Diana Damrau, elle aussi exceptionnelle. Elle transforme la performance vocale en performance humaine et céleste.
Le ténor Vittorio Grigolo incarne le rôle-titre de l’opéra fantastique d’Offenbach, offrant un tour de force dans le rôle du poète torturé et malchanceux en amour. Il est rejoint par un trio de grandes dames : Erin Morley chante la poupée mécanique Olympia, Hibla Gerzmava est la fragile Antonia et Christine Rice chante Giulietta, la courtisane vénitienne. La production colorée de Bartlett Sher, vue ici dans sa deuxième présentation Live in HD, met également en vedette Thomas Hampson dans le rôle des sinistres Quatre Méchants et Kate Lindsey dans le rôle de Niklausse, l'ami et muse d'Hoffmann. Yves Abel dirige.
L’opéra déchirant de Puccini, situé dans le Japon du 19e siècle, raconte l’histoire de Cio-Cio-San, une jeune geisha qui tombe amoureuse d’un officier de la marine américain, au prix de sa vie.