Directing
À partir de son journal intime filmé en vidéo entre 1994 et 2005, Alain Cavalier nous invite avec humour et sensibilité à une méditation sur la vieillesse, la vie, la mort... Instants de vie, éclats d’images, il compose une mosaïque où le spectateur est invité à trouver sa place par-lui-même.
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Initialement réalisée sous forme d’installation dans le désert d’Atacama au Chili, Animitas rend hommage aux autels mémoriels. Filmée en un seul plan fixe, du lever au coucher du soleil, prolongée au sol par une étendue de fleurs fraîches, l’œuvre diffuse le son de 800 clochettes japonaises balancées par le vent. Fixées au sol, elles dessinent la carte céleste du jour de naissance de Boltanski. Leur tintement évoque « la musique des astres et la voix des âmes flottantes. » La même installation a été réalisée sur l’île de Teshima au Japon (La Forêt des murmures, 2016), sur l’île d’Orléans au Québec (Blanc, 2017) et près de la mer Morte (2017). Figure majeure de la scène artistique internationale, Christian Boltanski associe depuis les années 1970 des récits authentiques et fictifs, s’inspirant d’histoires individuelles et collectives. Le thème de la mémoire et l’obsession à conjurer l’oubli, son aptitude à revisiter des mythes sont au cœur de sa démarche.
Pour trouver une réponse à la question de la destinée, Boltanski, ayant appris que chez les Amérindiens les baleines la connaissent, s’est rendu au nord de la Patagonie, dans le village de Bustamante. Les baleines se réunissent à certains moments de l’année. Il y a installé, avec l’aide d’ingénieurs acousticiens, des trompes dont la forme a été étudiée pour que le vent puisse s’engouffrer à l’intérieur et émettre des sons très proches du chant des baleines. Ces objets sonores, situés dans cet endroit désertique, sont voués à la disparition ; il n’en restera que le récit.
La grande rétrospective que le Centre Pompidou, à Paris, a consacré à Christian Boltanski est l'occasion idéale pour Alain Fleischer de dévoiler sa pinacothèque personnelle, riche d'archives inestimables.
Boltanski a réalisé cette œuvre pour l'exposition "Faire son temps" au Centre Pompidou. Une foule vue de dos, disparaît petit à petit.
Entre-temps se compose de photographies de Boltanski à différents âges, projetées en boucle sur un rideau en plastique lors de sa première exposition à la galerie Yvon Lambert en 1996, et aujourd'hui sur un rideau de cordes. On voit l'artiste vieillir puis retourner à l'enfance dans un cycle temporel infini.