Directing
" Ici, c'est une famille de Français moyens devant leur télévision. Ailleurs, ce sont des combattants palestiniens filmés avant les massacres de Septembre noir." (JLG, 1976). "On est venu ici pour étudier ça : apprendre, tirer des leçons, si possible enregistrer ces leçons, pour les diffuser ensuite ici même, ou ailleurs dans le monde. Il y a presque un an, deux d'entre nous sont venus enquêter au Front démocratique. Puis un autre est allé au Fath. Nous avons lu les textes et les programmes. En tant que maoïstes français, nous avons décidé de faire le film avec le Fath dont le titre est Jusqu'à la victoire. Nous laissons les Palestiniens, au cours du film, dire eux-mêmes le mot: "Révolution". Mais le avrai titre du film, c'est Méthodes de pensée et de travail du mouvement de libération palestinien." (JLG, Manifeste, juillet 1970)
Sur le chemin du retour du Festival de Cannes en 1971, les cinéastes Wakamatsu Koji et Adachi Masao se sont rendus au Liban pour rencontrer la faction japonaise de l'Armée rouge et le Front populaire de libération de la Palestine afin de tourner un film d'actualités promouvant la résistance palestinienne. Conçu comme une « déclaration de guerre mondiale » qui nous concerne tous, les réalisateurs capturent la banalité quotidienne de l'entraînement militaire et des exercices de préparation à une bataille imminente.
Les films de l’unité médiatique de l’OLP étaient censés montrer une image autodéterminée de la réalité palestinienne – et ils ont disparu lors de l’invasion israélienne de Beyrouth en 1982. Dans un « road movie » allant de la Palestine à la Jordanie, la Syrie et le Liban, la réalisatrice Azza El-Hassan suit les indices contradictoires et déroutants concernant le sort de ces archives perdues.
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