Camera
L’Europe dans sa diversité en reportages quotidiens : une plongée dans des réalités inédites.
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Entre glamour et surveillance politique, retour sur le parcours atypique de la championne de patinage Katarina Witt, seule Allemande de l’Est à avoir atteint le statut d’icône planétaire.
Née dans une famille juive laïque, Hannah Arendt fuit l’Allemagne nazie en 1933 et se réfugie à Paris. Elle est déchue de sa nationalité allemande et vit plusieurs années dans la capitale française, où elle participe notamment au transfert d'enfants juifs vers la Palestine, et met par écrit ses analyses sur l’antisémitisme, l’assimilation des juifs ou encore la création d’Israël. Son adhésion au sionisme ne l'empêche pas d'être une "dissidente" du mouvement, comme le montre sa critique de tout projet qui ignorerait les droits des Arabes. En 1940, en raison de l'avancée allemande, elle se retrouve internée au camp de Gurs, dans le sud de la France, et échappe de justesse à la déportation avant de réussir à rejoindre New York. C’est une fois installée aux États-Unis qu’elle apprend l’existence de l’Holocauste et rédige ses thèses sur la façon dont les régimes totalitaires œuvrent à l’anéantissement complet des individus.
Dans les années 1930, John Fitzgerald Kennedy, encore étudiant, parcourt l’Europe pendant plusieurs étés. Dans un journal soigneusement tenu, il dépeint le vieux continent de l’avant-guerre et décrit les tensions qui annoncent les débuts du conflit. Les tendances politiques de chaque pays le passionnent et suscitent de grandes réflexions chez ce fils d’ambassadeur américain. Grâce au travail de son père, il rencontre nombre de diplomates étrangers, dont il suit parfois les réunions. Lorsque Kennedy observe la montée du fascisme, et plus particulièrement celle du nazisme, il est tout d’abord fasciné, avant d’en pressentir les dangers. Son travail de reporter le mène ensuite à de nombreuses reprises en Allemagne, où il documentera notamment les traumatismes de la guerre en 1945. Ce documentaire historique brosse le portrait d’un homme politique en devenir, exposant son parcours jusqu’au célèbre discours de 1963 "Ich bin ein Berliner".