Acting
Jeanine, une metteure en scène réputée, doit remonter à Toronto l'opéra "Salome", créé dix ans auparavant par son défunt mentor, dont elle était alors l'assistante. La compagnie souhaite une production à l'identique, mais Jeanine a d'autres plans en tête. Or, parce que la direction ne lui procure pas l'appui dont elle a besoin, la distribution lui tient tête. Parallèlement, son mari, resté à la maison avec leur fille, semble avoir entamé une liaison avec l'infirmière chargée de veiller sur sa mère atteinte de la maladie d'Alzheimer. Entre les jeux de pouvoir en coulisse et les défis dans sa vie privée, Jeanine est appelée à repenser aux circonstances qui ont mené à la création de la danse des sept voiles de Salome, une inspiration qui tire sa source d'un secret longtemps enfoui.
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« Fierrabras », composé en 1823, est la dernière œuvre scénique de Franz Schubert. Rarement jouée à ce jour, cette opéra héroïco-romantique a été mise en scène pour la toute première fois au Festival de Salzbourg par le metteur en scène Peter Stein. Inspirée d’une ancienne épopée française du XIIe siècle, l’intrigue dépeint le conflit militaire entre chrétiens et Maures à l’époque de Charlemagne. Avec en toile de fond des histoires d’amour et d’amitié qui s’avèrent plus fortes que la guerre et la haine de l’altérité. Sous la baguette énergique d’Ingo Metzmacher, l’Orchestre philharmonique de Vienne déploie le mélos, la poésie, la douceur et la force dramatique des univers sonores hautement raffinés et évocateurs de Schubert dans un style profondément romantique.
Lorsque la courtisane la plus voluptueuse et la plus recherchée du monde rencontre un moine ascétique dont la vie est consacrée à Dieu, on sait que des étincelles érotiques vont jaillir. Et quand le choc a lieu dans un opéra glorieux mais rarement joué de Massenet, c’est un délice pour les oreilles autant que pour les yeux. Renée Fleming est la Thaïlandaise glamour, enveloppée dans des robes élégantes conçues par Christian Lacroix. Thomas Hampson est l'homme de Dieu torturé. Cette production de John Cox, créée en décembre 2008, prépare avec brio le terrain pour une confrontation aussi vieille que la civilisation elle-même.
Cet été, le Chœur et l’Orchestre du Théâtre de La Fenice, sous la direction de Fabio Luisi, ont investi la place Saint-Marc de Venise le temps d’un concert grandiose. Face à la basilique, les musiciens ont interprété la célèbre cantate "Carmina burana", vingt-quatre poèmes médiévaux mis en musique par Carl Orff entre 1935 et 1936. Ces textes païens, rédigés en latin, en moyen haut allemand (la langue parlée au Moyen Âge dans l’actuelle Allemagne) et en ancien français, racontent l’instabilité du bonheur et les joies procurées par le vin, le jeu et la chair. Un concert envoûtant, porté par un prestigieux plateau de solistes – Regula Mühlemann, Michael Schade et Markus Werba – qui s’insère avec brio dans les rythmes dionysiaques scandés par le chœur et l’orchestre. Programme Fortuna Imperatrix mundi Primo vere Uf dem anger In Taberna Cour d'amours Fortuna Imperatrix mundi