Peng Phan
Acting
Connu pour

C’est l’histoire de Vong Poeuv, de sa femme Yim Om et de leurs sept filles. La culture du riz rythme leurs vies, leurs joies, leurs croyances, leur survie… La terre est petite, la famille nombreuse, les enfants grandissent. L’équilibre est fragile. Un incident banal survient, et le cycle de vie se transforme en cycle de mort. Dans les camps de réfugiés cambodgiens, quand on demande aux enfants d’où vient le riz, ils répondent: « des camions de l’ONU ». Ils n’ont jamais vu de rizière. Ces enfants, il faudra un jour leur réapprendre comment on vit au Cambodge, en cultivant, en labourant, en travaillant la terre. « Les Gens de la Rizière » essaye de faire partager cette vie, de témoigner du fragile équilibre sur lequel elle repose, et de la liberté qu’elle incarne .
Les gens de la rizière
Août 1992, Savannah, 28 ans, revient à Phnom Penh après quatre années passées à combattre les khmers rouges au nord du Cambodge. Comme tous ceux de sa génération, il n’a connu, depuis l’enfance, que la guerre, les camps, la famine et les massacres. Savannah n’a plus qu’un oncle, Sôn, sa famille a été entièrement décimée sous le régime de Pol Pot. Un soir, dans un dancing Savannah tombe sous le charme de Srey Poeuv, l’une des hôtesses qui, parfois aussi, suivent les clients les plus riches à l’hôtel. La passion va dévorer ces jeunes gens d’une génération sacrifiée.
Un soir après la guerre

Le Cambodge est un pays aux rêves brisés. Il n'y a plus de théâtre, plus de salle de spectacle. Les arts traditionnels et populaires sont en train de disparaître à leur tour, face à la concurrence de la télévision. Mais il existe encore des artistes. Dépositaires d'une tradition qu'ils ne peuvent transmettre, faute de structures, de soutien financier et de lieux de spectacle, ils sont condamnés à vivre dans la misère, ou à monter des spectacles exotiques pour les touristes. Ni les guerres, ni les massacres, ni la sauvagerie de l'économie "ultra-libérale" ne peuvent altérer leur foi, ce qui les rend en même temps particulièrement vulnérables et lucides. Aujourd'hui ils n'ont plus la parole. L'idée du film est de rassembler des comédiens autour d'un projet emblématique de la réalité que nous vivons : quelque chose se décompose en nous, tout part en lambeaux, la dignité, l'identité...