Directing
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Cinématon est une série cinématographique de portraits filmés montrant une personnalité des arts, de la culture ou du spectacle, en un seul gros plan fixe et muet de 3 minutes et demie, dans lesquels elle est libre de faire ce qu'elle veut.
Vie recouvre l'année 1993 des Carnets filmés. Situé entre Travelling (1992) et Le Passager solitaire (1994), cet épisode est une errance à travers la France (Châteauroux, le Limousin, l'île d'Ouessant, la Bourgogne) avec une pointe en Allemagne (Lübeck), ainsi qu'une nouvelle visite à Burzet dans l'Ardèche où je filme chaque année, depuis 1980, la reconstitution de la Passion du Christ. Même si cette partie s'intéresse plus aux paysages, Vie croise la trajectoire de quelques habitués des Carnets : Joseph Morder, Boris Lehman, Pierre et Dominique Laudijois, Jean-Pierre Champeau.
Boris Lehman compte parmi les cinéastes les plus personnels et les plus obstinés de la Belgique. Acteur, réalisateur, producteur et distributeur, il incarne à lui seul l'image du créateur qui survit en marge de l'industrie et ses films participent à la captation urgente et prenante de ce qu'est une vie de cinéaste.
Variations poétiques et philosophiques autour du thème du Paradis perdu, ou la perte d'innocence obligée pour atteindre la connaissance. Ici, quelques dizaines d'hommes, de femmes et d'enfants, tentent de dialoguer solitairement avec la nature, I'eau, le ciel, les fleurs, les arbres, les insectes... à la recherche du silence et de l'invisible, tout ce que la ville et la société d'aujourd'hui essayent de masquer et d'étouffer. Leurs cris, leurs messages se croisent et se répondent, comme des échos dans la montagne, ou des ondes dans l'eau, qui sont l'essence et la respiration du monde.
Pendant le tournage de "Jeanne Dielman", Sami Frey a enregistré ce qui se passait sur le plateau. Un film sur un film en devenir.
Depuis trente ans, le cinéaste Joseph Morder réalise un journal filmé tourné en Super 8 mm à la manière d'écrivains qui tiennent un journal écrit.
Reconstitutions fictives sur les premières années en Belgique des parents du réalisateur, des immigrants juifs de Pologne et des scènes tournées dans le Bruxelles moderne dans ce long métrage expérimental elliptique.
L'Artifice et le factice est l'épisode qui recouvre la période du 1er janvier 1988 au 31 décembre 1988 de mes Carnets filmés.
Ulrich Gregor est filmé dans son bureau du Festival de cinéma de Berlin entouré de l’affiche du festival (La Grande famille de Magritte).