Camera
Joyeux calvaire nous raconte l'histoire de l'amitié naissante entre Marcel et Joseph, deux itinérants partis à la recherche d'un ami en difficulté. À travers le portrait touchant et plein d'humour de ces deux marcheurs infatigables, philosophes et libres, Arcand pose un regard attendri sur le Montréal des laissés pour compte et dresse un portrait peu reluisant de notre société moderne. À ce titre, la ville est filmée de façon plutôt inusitée et la photographie de Guy Dufaux donne un côté à la fois irréel et étrange à la métropole québécoise. Un film attachant mêlant à la fois réalisme et poésie. Gaston Lepage et Benoît Brière nous entraînent avec eux dans ce Montréal marginal et décalé. On les suit volontiers avec enthousiasme et compassion. Un film à voir sans restriction.
«L'histoire que vivent mes amis devant la caméra est celle d'un jeune homme qui, parti de son lointain pays à la conquête d'un monde nouveau, la grande ville, après y avoir fait la quête de certaines amours, retourne chercher réconfort dans sa région natale. Mais tout est terminé, les liens n'existent plus. Il repart donc à la conquête du "nouveau monde", cette fois pour de bon... Mais il aura perdu Genevieve.»
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Le Festival Panafricain d'Alger (ou Panaf) est l'une des plus grandes manifestations culturelles d'Afrique et s'est déroulée en 1969 puis 40 ans après en juillet 2009 en Algerie. Au cœur d’un festival resté dans les annales, le film se nourrit d’archives des luttes d’indépendance et d’entretiens avec des représentants de mouvements de libération et d’écrivains africains. William Klein suit les principales étapes du festival qui fut qualifié "d’opéra du tiers-monde" à sa manière particulière : le spectateur est plongé au milieu de l’action dans les rues d'Alger. Époque des indépendances et contexte politique africain était assez mouvementé, de nombreux leaders africains de mouvements de libération dont les Black Panthers des USA étaient présents.
À la veille de l'inauguration d'une autoroute dont ils ont orchestré la construction, quelques politiciens sans scrupule se réunissent dans la demeure d'un parrain de la mafia, Vincent Padovani, pour célébrer l'événement. Tandis qu'ils échangent compliments hypocrites et blagues douteuses autour d'un repas bien arrosé, leurs hommes de mains et leurs gardes du corps discutent, boivent et jouent au sous-sol en attendant la fin de la soirée. C'est à l'extérieur de la luxueuse demeure que se trame le drame qui viendra gâcher l'atmosphère de cette petite rencontre entre amis : de retour des États-Unis, la femme de Padovani, Réjeanne, désire renouer avec son mari qu'elle avait abandonné quelques années plus tôt pour un rival juif. Ailleurs dans la ville, de jeunes militants préparent une manifestation pour protester contre les expropriations massives ayant découlé de la construction de l'autoroute.
Quatre ans après « Pour la suite du monde » (1963), le réalisateur Pierre Perrault demande à Alexis Tremblay s'il accepterait de se rendre avec sa femme Marie dans le pays de leurs ancêtres, la France. Dans un montage parallèle, on les suit en France et on les écoute en parler à leurs amis.
Les mésaventures de Léo, la veille de Noël. Une tempête de neige s'abat sur Montréal. «Si j'ai adopté le ton de la comédie, c'est beaucoup par goût personnel, mais un peu aussi par souci de prendre du recul par rapport au film. Le genre comique vous impose beaucoup de simplicité dans la ligne générale du film ; cette simplicité, en retour, vous permet une grande complexité dans le détail.
Un petit village québécois à la veille de Noël. Katou et François, deux enfants heureux d'être en vacances, qui se déplacent sur la neige, tantôt en carriole, tantôt en raquettes, tantôt en skis, tantôt en traîne-sauvage, etc... Un policier qui mange des "peanuts" sans arrêt. Un villageois qui voit un oeuf géant tomber du ciel. Une vieille dame qui s'envole d'une cabine téléphonique. Une soucoupe volante comme on en avait jamais vu. Un Martien qui joue au hockey à plat ventre et de qui émane des "bulles de joie" chaque fois qu'il est heureux. Une "chasse au Martien" par une armée de cinquante motoneiges toutes conduites par des policiers ou des villageois. Un survol en soucoupe volante au-dessus du Pôle Nord et du Sahara. Un Père Nöel éberlué par son sosie.
En 1940, deux soeurs qui travaillent dans une usine de munitions rêvent de mariage. Pour la première fois, le duo Dominique Michel et Denise Filiatrault est réuni dans un film dont elles ont conçu l'idée. À travers le rire et les larmes, l'intrigue fait revivre la fameuse course au mariage des Québécois qui espéraient ainsi échapper à la conscription.
À la fin de l’année universitaire 1961, trois jeunes étudiants, Denys Arcand, Denis Héroux et Stéphane Venne, décident de réaliser un film de long métrage relié aux petits à-côtés de la vie universitaire. Le film mélange fiction et documentaire, dans le plus pur style du cinéma direct. Seul ou avec d’autres est considéré par beaucoup comme le premier film québécois indépendant. À noter que la productice Marie-José Raymond et la cinéaste Mireille Dansereau font partie de la distribution.
Le film donne la parole à Hauris Lalancette, agriculteur, qui se bat depuis près d'un demi-siècle pour sauver son royaume abitibien.
Pour une famille modeste du centre-sud de Montréal, la meilleure façon de trouver la "galette", c'est encore de tuer le vieil oncle qui en a de collé. Un film "tartare" où Arcand dévore la réalité crue merveilleusement épicée par d'extraordinaires comédiens.» (Jean Pierre Lefebvre)