Directing
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"Infinite Dreamers" est un poème hallucinatoire consacré à deux des plus grands artistes de la scène new-yorkaise, Alan Vega et Martin Rev qui, en solo ou avec leur groupe Suicide, ont influencé nombre de styles musicaux et d'artistes dans le monde.
« C'est une rivière qui coule dans mes yeux / C'est l'aurore blanche sur mes épaules / C'est le feu qui tourne dans le ciel / C'est le soleil qui transperce mon cœur. »
« Larme secrète / Blanche secrète / Langue secrète / L'âme secrète »
« Que la vie soit là où ton cœur se gonfle/Que la vie soit là où la porte s'ouvre/Que la vie soit là où la porte se ferme/Que la vie soit là où la lune se cache/Que la vie soit là où s'envole ta voix/Que la vie soit là où le mur se troue/Que la vie soit là où le chant se meurt/Que la vie soit là où ma langue se creuse »
« De moi à moi / Là / Haut / Un dans l'Autre / Je monte / J'aspire »
« Comme un saut dans l'abîme de ta chair / Comme un cri dans le feu / Comme un miroir qui se brise / Comme un saut dans la lumière »
« Rose éternelle / Rose sur la Terre / Rose lente / Rose transparente / Mon âme / Ma reine / Mon corps / Mon amour / Ouvre-toi et dors enfin en paix»
« Dans le bleu du ciel/ Dans le creux de mon ventre / Dans le bleu de mon âme / Dans le creux du ciel / Je l'ai retrouvé / Enfin je l'ai retrouvé / L'amour / L'amour / L'amour / L'amour »
Jajouka, un petit village dans les collines du Rif Marocain. Depuis plus de 2000 ans s'y perpétuent des rites magiques de fertilité, les rites de Pan, ainsi qu'une musique unique jouée par les Maîtres Musiciens de Jajouka.
« Le soleil, la mer, le cœur et les étoiles / Aube Aurore Lumière Chaleur / Le cœur sert le corps / L'esprit domine l'étoile »
« Vénus se glisse entre mes yeux / Saturne comprime l'eau qui se filtre dans mon coeur / Jupiter me soulève de la terre / Mars suspend mes larmes au sommet de mon front »
« Les trois têtes de chevaux qui brillent dans l'arc en ciel / Le poisson aveugle qui tourne dans le fond de tes yeux / Le corps de soie et de vent du papillon sur ta main »
À New York avec Alan Vega. « J'essaye d'établir une connexion entre le flottement constant de la chanson et la lumière du soleil qui perce la ville de New York. Nous sommes le point de convergence des rayons de lumière, et cette perspective inversée se projette dans le bleu d'un espace pulvérisé. »
À New York avec Alan Vega. « Je ne suis pas intéressé par l'idée de l'expression mais plutôt par celle de l'impression, une désintégration de mon être dans le corps du film, dans la lumière, les éléments, les hommes, la nature, le souffle. »