Directing
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Le couple de cinéastes part en Arménie en 1988 pour filmer l'ébranlement de l'URSS dans le pays. Pendant leur voyage a lieu un tremblement de terre, écho fatal du séisme politique. (Brochure de la rétrospective au Centre Pompidou, 09-2015)
Dix segments de combats d'animaux qui s'entredévorent parfois jusqu'à la mort, tableaux vivants pour témoigner des liens complexes entre la violence orchestrée, les animaux et le cinéma : toute relation est essentiellement entre un chasseur et sa proie, la vie et la mort, la vie est une lutte féroce pour exister. Les images, révélations libérées du regard et de l'idéologie de leur auteur et retravaillées à la méthode alchimiste (la fameuse « caméra analytique », la croyance du photogramme) des artistes Yervant Gianikian et Angela Ricci Lucchi, proviennent du fonds d'archive du documentariste Luca Comerio (1878-1940).
"Le film parcourt les gestes de la compagne d'un photographe de Bruxelles prise dans son lit, à sa toilette, dans sa bagnoire... Ces scènes de la vie quotidienne, ironiques et désinvoltes, donnent une image tendre et insouciante de cette Europe des années 1930 avant sa destruction." (Brochure du Pompidou, septembre 2015)
Lors d'une fête religieuse dans sa région natale, Angela tourne un petit film en 8 mm avec les différentes vierges Marie. Elle ne le développera qu'après sa rencontre avec Yervant en 1975. Celui-ci ajoute des images en surimpression, faisant de ce film leur première réalisation à quatre mains et leur premier film parfumé. (Brochure du Centre Pompidou, septembre 2015)
Avec Voyage de la Rose, un des premiers film vidéo de Gianikian et Ricci Lucchi, restauré par Cosetta Saba.
Court-métrage autour du travail sur un film nitrate.
"Réalisé en 1976 avec des images d'archives d'un hôpital près de Turin, ce film est envoyé à Londres. Il n'en est jamais revenu. En 2008, Yervant Gianikian refait le film à partir des plaques négatives." (Brochure du Pompidou, septembre 2015)
Réalisé entre Karagoez - Catalogue 9.5 et Du Pôle à l'Équateur, ce film est une charnière. En donnnant des images au long poème symphonique dans lequel Malher célèbre la nature, les deux cinéastes font ressortir sa beauté nostalgique. Mais l'ombre du national-socialisme plane déjà. Quelle terre chante-t-on ? (Brochure de la rétrospective au Centre Pompidou, septembre 2015)
Le père de Gianikian lit des morceaux de son journal intime. Ce portrait sauve de l'oubli les quatre années d’esclavage au Kurdistan de Raphaël Gianikian. À cette célébration répond une autre, à la fin du film : le comédien Walter Chiari réagit, à ça façon, aux mémoires de Raphaël en chantant pour lui, dans le contre-jour d'une église rupestre. (Brochure du Centre Pompidou, 09-2015)
Avec Essence, un des premiers films vidéo de Gianikian et Ricci Lucchi, retrouvés et restaurés par Cosetta Saba.
Diffusé à l'origine avec des essences de rose de Damas et d'amande amère, cet essai est la première réalisation du couple avec la caméra analytique et a première utilisation de l'archive filmique. (Brochure de la rétrospective au Centre Pompidou, septembre 2015)