Manuela Frésil
Writing
Connu pour

En petite bande joyeuse, ils dansent, rient, font des batailles de boules de neige, mais où dormiront-ils cette nuit ? Dans un hall de gare ? Dans un centre d’hébergement ? En France, aucun enfant ne devrait se poser ces questions.
Le Bon grain et l'ivraie

Des histoires que des enfants inventent, racontent, mettent en scène en jouant avec les poupées Barbie. En 52 minutes, on découvre ce qui se passe derrière la porte de la chambre dès que l'on a le dos tourné : un monde imaginaire avec ses joueuses, ses joueurs et ses règles du jeu que les enfants expriment avec précision.
Pour de vrai

D’abord, il y a des centaines de bêtes – cochons, bœufs, moutons – qui défilent en flux continu vers la mort industrielle, dans un vacarme de machines qui grincent et s’entrechoquent. De l’autre côté de la chaîne, alignés comme une armée de clones en blouse blanche, femmes et hommes, certains en cotte de maille, abattent, découpent, désossent et emballent pour la mise en barquette, répétant les mêmes gestes à l’infini, jusqu’au vertige. Une éreintante chorégraphie, soumise à des cadences infernales qui les tuent, eux aussi, lentement. "Usés jusqu’à l’os", confient-ils en voix off, dans une parole anonyme, par crainte des représailles. Avec une douloureuse lucidité, les ouvriers racontent l’habitude du sang qui jaillit et de l’odeur qui imprègne, l’accélération constante du rendement, les cauchemars quotidiens, l’aliénation.
Entrée du personnel

À Paris, à la Goutte d’Or, des femmes africaines racontent leurs histoires "avec" l’amour. Utilisant les codes de la tradition orale, les histoires intimes des unes et des autres deviennent conte, fable, saga. Il s’y dit comment une petite fille devient femme et comment une femme devient mère. Il s’y dit comment aujourd’hui, une nouvelle génération de femmes seules rejoint l’Europe, espérant y trouver une fraternité rêvée avec les hommes.
Nous, les femmes du Château Rouge

Entre conte social et attachant portrait choral, ce documentaire de Manuela Frésil ("Entrée du personnel") nous propose une balade dans les marges d’une bourgade des Cévennes en déshérence où survie rime avec poésie.