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Maurice Schutz

Maurice Schutz

Acting

Biographie

Paul Maurice Schutzenberger, dit Maurice Schutz, est un comédien français, né le 4 août 1866 dans le 6e arrondissement de Paris et mort le 22 mars 1955 à Clichy (Hauts-de-Seine). Fils d'un professeur au Collège de France et membre de l'Institut, d'origine alsacienne, Maurice Schutz fut élève au lycée Henri IV. Il entra au Conservatoire dans la classe de Got, jouant parfois la pantomime avec Félicia Mallet et Michel Carré. Il se flatta par la suite d'avoir, à cette époque, fondé le Stade français avec Rodolphe Darzens. En sortant du Conservatoire, Maurice Schutz appartint pendant quatre ans à la troupe de l'Odéon (direction Porel), après quoi il passa par les Variétés, le Théâtre Sarah-Bernhardt. Il était déjà un comédien chevronné quand il pensa avoir épuisé les bonheurs de la scène et changea de métier, On retrouva Maurice Schutz éleveur en Normandie, puis rédacteur parlementaire à l'Agence Havas. C'est apparemment en 1910 qu'il reprit son métier d'acteur, mais d'abord au cinéma. Parfois anonymement au début, il interpréta de très nombreux rôles, en particulier pour Pathé et la SCAGL, dirigé par Denola, Daniel Riche, Le Forestier, Kemm Garbagni (des Nick Winter), Capellani, Plaissetty, Leprieur. Il s'aventura même dans le comique. A l'approche de la cinquantaine, rides profondes et clair regard de glace, Maurice Schutz arborait déjà le visage qui serait le sien trente ans plus tard dans l'« Empereur» de Goupi Mains-Rouges. Ses compositions furent saisissantes, dès le vieux prêtre réfractaire de Quatre-vingt-treize. Il joua encore sur scène, au Vaudeville notamment. Après la guerre, grandiose chevalier barbu dans Prisca, spécialiste des patriarches à la conscience limpide (Gossette) et hiératique Jean Chouan, il semblait à Louis Delluc «dessiné par Gustave Doré». Au naturel son visage exprimait tant, que Schutz n'avait qu'à apparaître, en se gardant de toute mimique, notamment dans le solennel rôle-titre de Jean Chouan. Il s'amusa pourtant récréation sans lendemain à composer une très vieille sorcière chiromancienne dans Le Voyage imaginaire de René Clair. Dans Le Juif errant en 1926, il fut un redoutable d' Aigrigny, chef des Ardents, sans l'ombre d'une grimace sur son faciès minéral. C'est dans La Passion de Jeanne d'Arc que Dreyer, virtuose des gros plans, exploita le plus somptueusement le masque de Schutz, lèvres minces et iris transparents, Loyseleur définitif, peu avant la naissance du parlant qui donnera au même Dreyer l'occasion d'intégrer le comédien chenu, châtelain de cauchemar, l'angoissant climat de Vampyr (1931). Semblant depuis toujours plus âgé qu'il n'était vraiment, il continua de traverser le temps, incomparable centenaire de Goups Mains-Rouges (Becker 1942), indomptable vieux comte de La Grande meute (Limur 1944). Le cabotin hors d'âge de Miquette et sa mère (Clouzot 1949) offrit à Maurice Schutz la chance de pouvoir se caricaturer lui-même avec humour. Il n'avait «que» 86 ans quand il resurgit en 1952 dans une œuvrette de Marc Allégret, Mademoiselle et son revenant, peu avant de prendre congé.

Connu pour

Les Misérables
7.9

Au début du XIXème siècle, envoyé au bagne par l'inspecteur Javert pour avoir dérobé un pain, Jean Valjean parvient à obtenir une remise de peine. À sa sortie, l'inspecteur Javert le surveille de près, dans l'attente du moindre faux pas. Recueilli par l'évêque de Digne, monseigneur Myriel, Valjean s'enfuit en emportant les chandeliers d'argent de son bienfaiteur. L'ancien bagnard est rattrapé par les gendarmes, mais Myriel le sauve en affirmant lui avoir offert les fameux chandeliers. Lavé de tout soupçon, Valjean s'installe à Montreuil-sur-Mer, décidé à mener une vie honnête. Sous le nom de monsieur Madeleine, il prend les rênes d'une petite industrie qui prospère. Son attention est attirée par une jeune femme, Fantine, une fille-mère venue de Paris dont l'enfant est restée en pension chez des aubergistes de Monfermeil, les Thénardier...

Les Misérables

1934Film
Katia
8.5

1857, la jeune Catherine Dolgorouki, dite Katia, fait la connaissance du Tsar Alexandre II dans le château familial des Dolgorouki. Elle le rencontre à nouveau, deux ans plus tard, à l’Institut Impérial de Smolny où elle est pensionnaire, défiant les convenances le Tsar l’emmène en promenade en traîneau. Séduit par sa beauté et son impertinence, il tombe amoureux. Quelques années plus tard, vivant près de la cour, elle devient la maîtresse du Tsar mais très vite Katia doit s’exiler en France par peur du scandale. Invité par Napoléon III, Alexandre II se rend à Paris et retrouve Katia qu’il n’a jamais cessé d’aimer. De retour en Russie, les deux amants se voient fréquemment et pour la rencontrer, Alexandre II n’hésite pas à affronter le danger en sortant du palais sans protection malgré les menaces d’attentats terroristes...

Katia

1938Film