Acting
Martin Scorsese nous offre un voyage depuis les rives du fleuve Niger, au Mali, jusqu'aux champs de coton et aux arrière-salles bricolées du delta du Mississippi afin de retracer les origines du blues. Il nous livre un cocktail lyrique de performances originales (dont celles d'Ali Farka Touré, Salif Keita, Habib Koité, Taj Mahal, Corey Harris, Othar Turner) et d'images d'archives rarissimes.
Une histoire de vengeance, un voyage sur la route, l'histoire d'une ville et d'un village reculé ; un drame judiciaire - et si le trajet n'est pas toujours fluide, le résultat final est un portrait rebelle et onirique d'un pays aux prises avec les spectres du colonialisme.
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Niafunké, le royaume d’Ali «Toure» Farka, au nord du Mali, sur la bouche du Niger, entre le sable et le fleuve. En Songhaï, Niafoïdié, c’est-à-dire «les enfants d’une même mère». Corruption, dérive des noms, parfois du sens même des mots; en occident, Ali Farka a été étiqueté «le bluesman du désert». Mais pour lui, l’axe du monde ne passe pas par les USA, ni par Londres ou Paris, mais plutôt quelque part dans le «cercle» de Niafunké, ce carrefour fluvial de la boucle, où tant de peuple se côtoyent depuis la nuit des temps. Le film est le journal de cette rencontre au pays des Gimbala, les génies du fleuve, qui ont élevé Ali.