
Emad Burnat
Directing
Biographie
Emad Burnat est un agriculteur et cinéaste palestinien né en 1971. Il est le premier Palestinien nominé pour l'Oscar du meilleur long métrage documentaire. Son documentaire "5 Broken Cameras" (5 Caméras Cassées) est un récit de première main de la vie et des manifestations à Bil'in, un village de Cisjordanie adjacent aux colonies israéliennes. Le film a été co-réalisé par Burnat et Guy Davidi, un cinéaste israélien. Le film est structuré en chapitres autour de la destruction de chacune des caméras de Burnat et suit l'évolution d'une famille au cours de cinq années de bouleversements du village. Five Broken Cameras est une coproduction palestino-israélienne-française. Le style personnel du film et, en particulier, la collaboration de Burnat avec un cinéaste israélien, ont été controversés au sein de la communauté palestinienne en raison du boycott en cours contre Israël par les Palestiniens. Le boycott, cependant, n’a jamais eu pour objectif d’inclure un boycott des militants israéliens et le problème vient du fait qu’Israël a revendiqué le film comme sien après sa nomination aux Oscars en 2012. Le 19 février 2013, lui et sa famille ont été arrêtés à l'aéroport international de Los Angeles, lorsque les douaniers ont refusé de croire aux raisons de son entrée sur le sol américain. "Même si cela a été une expérience désagréable, c’est un phénomène quotidien pour nous les Palestiniens, chaque jour, dans toute la Cisjordanie. Il existe plus de 500 points de contrôle israéliens, barrages routiers et autres obstacles à la circulation sur notre territoire, et aucun d’entre nous n’a été épargné par l’expérience que ma famille et moi avons vécue hier."...
Connu pour

Des documentaires, des films aux points de vue affirmés et des débats pour raconter la société française et le monde d'aujourd'hui, ses fractures et ses combats, pour décrypter la nouvelle donne géopolitique et les enjeux de la mondialisation.
Le Monde En Face

Emad, paysan, vit à Bil’in en Cisjordanie. Il y a cinq ans, au milieu du village, Israël a élevé un " mur de séparation" qui exproprie les 1700 habitants de la moitié de leurs terres, pour "protéger" la colonie juive de Modi’in Illit, prévue pour 150 000 résidents. Les villageois de Bil’in s’engagent dès lors dans une lutte non-violente pour obtenir le droit de rester propriétaires de leurs terres, et de co-exister pacifiquement avec les Israéliens. Dès le début de ce conflit, et pendant cinq ans, Emad filme les actions entreprises par les habitants de Bil’in. Avec sa caméra, achetée lors de la naissance de son quatrième enfant, il établit la chronique intime de la vie d’un village en ébullition, dressant le portrait des siens, famille et amis, tels qu’ils sont affectés par ce conflit sans fin.