Camera
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Du "Little Hollywood" des débuts au succès mondial des "feel bad movies", une traversée passionnante du cinéma autrichien en compagnie de ses plus célèbres représentants, comme Michael Haneke, Christoph Waltz, Ulrich Seidl, Jessica Hausner ou Klaus Maria Brandauer.
Le Grand Musée pose un regard curieux et plein d'humour sur les coulisses de l'un des plus grands musées au monde, le Musée de l'Histoire de l'Art à Vienne. A l'occasion de la rénovation d'une aile du musée, le film nous plonge au coeur de cette institution colossale, et nous fait partager l'intimité de ses employés. Directeur général, conservateurs, équipes de nettoyage, manutentionnaires ou historiens d'art, tous passionnés et passionnats, nous entraînent dans leur quotidien, au service des oeuvres.
De l'Ukraine à l'Indonésie, du Nigeria au Pakistan et à la Chine, rencontre avec des travailleurs de force qui gagnent à peine de quoi survivre. En cinq lieux à travers le monde, cinq situations exemplaires, ce film montre avec un sens époustouflant de la mise en scène les conditions de vie et de travail effarantes qui sont le lot des laissés-pour-compte du libéralisme économique.
Michael Haneke est l’un des grands auteurs d’aujourd’hui. Aussi captivant que mystérieux. Un véritable “Mister Arkadin” viennois qui tente toujours de brouiller les interprétations de ses films, comme d’effacer toutes traces de son passé. Notre film passe donc de l’autre côté du miroir hanekien. En accompagnant le réalisateur sur une période de près de vingt ans, nous revisitons alors ses films dans un itinéraire fait de tours et de détours entre Vienne et Paris, l’Allemagne du Nord et Cannes. Et c’est en passant d’une scène de tournage à une autre, en approchant au plus près l’auteur Haneke dans son travail de metteur en scène, que l’homme, Michael, se révèle alors, caché derrière son oeuvre.
"Ce film cherche à créer une image du monde qui peut seulement être réalisée si vous ne suivez pas de fil rouge, si vous ne tentez pas de juger ou si vous ne poursuivez pas de but particulier. Il s'agit de se permettre de dériver, propulsé par rien d'autre que votre propre curiosité et votre intuition." Ce sont les mots de Michael Glawogger, dont les films précédents abordaient souvent l'exploitation mondiale. En 2014, le réalisateur décède pendant son voyage sans but à travers les Balkans, l'Italie, le Nord de l'Afrique et l'Afrique occidentale après avoir contracté la malaria cinq mois plus tôt. Deux ans après sa mort, sa monteuse Monika Willi s'est donnée pour mission d'achever son film. En combinant des séquences dures avec un style de montage plus doux et plus tranquille qu'elle a façonné à partir des séquences de Glawogger, elle propose un documentaire fascinant, visuellement stupéfiant accompagné par un mélange fort mais discret de musiques originales.