Production
Des documentaires approfondis sur les plus grands cinéastes du monde entier, sous la forme d'entretiens spontanés en face à face, menés, conçus et produits par Janine Bazin et André S. Labarthe, anciens critiques pour Les Cahiers du Cinéma.
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Réalisé pour la série "Cinéma, de notre temps". Dans une résidence paisible près de la Loire, Chabrol a élevé ses personnages favoris: les monstres. Dans ce documentaire, on le voit travailler activement à l'adaptation du roman de Simenon "Betty", et répondre aux questions posées par Jean Douchet. Des extraits du Boucher, Violette Nozière, Les Fantômes du chapelier et Masques rythmeront leur conversation pleine de sens et d'esprit.
Entre des scènes de tournage de L’Enfant sauvage, François Truffaut reprend, là où il l’avait laissée en 1965 dans François Truffaut ou l’esprit critique, l’analyse et la critique de son travail, en parlant de Fahrenheit 451, La mariée était en noir, La Sirène du Mississipi, Baisers volés et Domicile conjugal.
La réalisatrice utilise ses films précédents comme une matière brute, réalisant un nouveau film – documentaire – sur son travail, tout en restant au bord de la fiction.
Célèbre acteur et grand réalisateur de l’époque du muet, Erich von Stroheim dut prématurément stopper sa carrière de cinéaste à l’avènement du parlant. Scindé en deux, le film retrace la grandeur de l’auteur des Rapaces et sa carrière d’acteur, évoquées ici par ses compagnons de route, Gloria Swanson et Jean Renoir en tête.
Dans son appartement parisien, Jean Renoir parle de son cinéma et met en avant les aspects techniques de sa mise en scène.
Témoignages d’amis, de collaborateurs et de comédiens dessinent la figure du réalisateur de Falbalas, Les Rendez-vous de Juillet, Casque d’or ou Touchez pas au grisbi, cinéaste français classique qui a fait charnière entre le cinéma des années 1950 et celui de la Nouvelle Vague.
Bresson ne souhaitait pas qu'on lui consacre une émission rétrospective. Il fut vite décidé que ce serait surtout une conversation pendant laquelle il essaierait d'aller au fond des choses, il expliquerait sa conception très personnelle de l'art cinématographique. Bresson parle, au présent. On ne voit pas un cinéaste qui tourne, on écoute un cinéaste qui réfléchit.
Sur des extraits du Mépris et de M le Maudit, Godard et Lang s'entretiennent sur le cinéma. Appelez-moi un "dinosaure", dit Fritz Lang. Dans Le Mépris, Lang, figure centrale du film, incarne justement un Dieu agonisant qui a fait son temps. Qu'est-ce qu'un metteur en scène? Qu'est-ce que la censure? Telles seront les questions tour à tour abordées avec Godard qui brise le cinéma, cet art de "bébé".
Nicole Brenez part sur les traces du cinéma d’Abel Ferrara, figure emblématique du cinéma indépendant américain, violent et torturé. Il nous présente le cinéaste, son œuvre, ses influences et de manière plus large : sa vision du cinéma. Son analyse est mise en relief par les entretiens avec André S. Labarthe, critique de cinéma, ainsi qu’avec Raffi Pitts, réalisateur du documentaire .
En réunissant six entrevues accordées par Georges Franju (1912-1987) entre 1964 et 1987 – soit un laps de temps qui recouvre une partie importante de la carrière du cinéaste – André S. Labarthe fait part de la difficulté de composer un tel document pour approcher l'homme et sa filmographie. D'autant que le film mêle le cadre varié des différentes interviews et quelques extraits de films.
En 1965, dans une émission de télévision, Rohmer demande à des artistes contemporains de situer leur art par rapport à l' «art cinématographique» pour dresser un état des lieux polémique et désenchanté sur l'art du XXe siècle.