Directing
Un panorama du cinéma des années 80 mêlé d'archives et de longues réflexion sur le métier de cinéaste : films, acteur·ices, ses réalisateur·ices, anciennes et futures gloires… Une réjouissante plongée dans l'univers d'Hollywood, de la Cinecitta et autres productions, indépendantes ou grand public.
Marseille de père en fils radiographie un paysage politique en pleine recomposition au lendemain de la mort de Gaston Deferre, une "ville expérimentale" où s’essaient les pratiques politiques.
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Comment expliquer le cas Robert Walser, écrivain suisse d'expression allemande, qui resta toujours à l'écart du succès bien qu'il fût admiré en son temps par les plus grands, de Robert Musil à Stefan Zweig ou Walter Benjamin... et dont Kafka s'inspira ; certains crurent même que sa signature était un pseudonyme de Walser. Du jeune commis rêvant de devenir acteur, s'entêtant à être domestique alors qu'il est déjà écrivain, au flâneur ou au promeneur, le film le suit dans ses tentatives de réécrire sa vie. Berlin, Vienne et Berne, puis pour sa dernière station, l'asile psychiatrique de Hersiau autour desquels sont évoqués tous ses mystères : ceux des microgrammes, de son silence et de sa soi-disant folie. Filmé sur les lieux réels, entre routes et sentiers, champs et collines, villes et villages, comme autant de promenades poétiques et de lectures de ces "petites proses" que Walser écrivit, le film propose une respiration plus lente et plus rêveuse.
Une scène reconstituée montre Jean-Jacques Pauvert en 1956. L'éditeur comparaît devant le tribunal correctionnel de Paris pour avoir publié les œuvres complètes de Sade. Il est finalement acquitté; désormais, les ouvrages du marquis sont tolérés, mais réservés aux adultes! Sade lui-même a bien connu les tribunaux, et surtout les prisons – il y a passé le tiers de sa vie. Une autre scène relate son procès en 1778 au parlement d'Aix-en-Provence. Sade n'a alors encore rien écrit. Ce sont ses pratiques sexuelles qu'on condamne: fustigations et impiétés avec la jeune ouvrière Jeanne Testard; flagellations et sacrilèges, crimes de sodomie, tentative d'empoisonnement avec des prostituées de Marseille; orgies avec des adolescents... Des chefs d'accusation qui le conduisent tout droit au donjon de Vincennes, puis à la Bastille...
Jusqu'à ce jour de 1978 où il est accusé par un hebdomadaire d'être le principal organisateur de la rafle du Vel’d’Hiv’, tout le monde semblait avoir oublié qu’en 1942, René Bousquet était à la tête de la police française. Et voilà que le passé rattrape cet ancien haut fonctionnaire brillamment reconverti dans la haute finance. Commencent alors pour lui quinze années durant lesquelles il va devoir se consacrer à répondre aux accusations. Pour organiser sa défense, il sait qu’il peut compter sur le soutien de sa famille et sur un réseau de relations politiques. Peu à peu va apparaître toute l’ambiguïté des compromis et des "arrangements" qu’au nom de la réconciliation nationale, la quasi totalité des forces politiques ont passés à la Libération.