Directing
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Refusant la linéarité du récit, le cinéaste propose une véritable polyphonie des apparences, une cartographie des visages, reflet d'une Europe imaginaire et partielle, entre Londres, Marseille, Prague et les Pay-Bas.
Le documentaire montre la pratique de fanfares du Népal, en Indonésie, au Surinam et au Ghana.
C'est l'un des premiers films du réalisateur néerlandais Johan van der Keuken. Il a en effet réalisé de 1957 à 1964 une série de courts et très courts métrages, qui ne sont pas toujours comptés comme partie intégrante de sa filmographie. Dans la filmographie assez dense de ce réalisateur de films exclusivement documentaires, l'Enfant aveugle occupe une place particulière puisque, avec sa suite L'enfant aveugle 2 : Herman Slobbe, il constitue une sorte de diptyque ou le jeu voyant/voyeur/non-voyant touche à l'ontologie (à l'essence) même du cinéma : en posant la question "qu'est-ce que voir" le réalisateur ne manque pas de demander "qu'est-ce que le cinéma". Il laisse la question ouverte.
Beppie a dix ans. Issue d'un milieu ouvrier, c'est une vraie gamine d'Amsterdam, drôle, pleine d'esprit. Spontanée, elle raconte pendant plusieurs mois ses aventures au cinéaste qui la suit dans sa vie quotidienne.
Observation des pratiques de transmission du savoir en Inde.
Après que le célèbre documentariste néerlandais Johan van der Keuken a appris qu'il avait un cancer de la prostate et qu'il ne lui restait que quelques années à vivre, il décide de prendre de longues vacances tout en filmant ses voyages afin que l'au-delà puisse en apprendre davantage sur ses expériences. Il se rend à Katmandou où il rencontre des moines bouddhistes et une guérisseuse qui essaie bientôt de le soigner, au Burkina Faso et au Mali au bord du désert du Sahara et ailleurs. Partout, il recueille des expériences qui contribuent à rendre le reste de sa vie supportable.
Les déambulations d'un homme à l'aube dans les rues de Paris sur une musique jazz de Derry Hall, ode lyrique à la ville lumière filmée dans l'esprit de la Nouvelle Vague.
De nombreuses nationalités sont représentées dans la rue d'Amsterdam où le photographe M. To Sang a son magasin : le magasin de perruques tenu par des Hollandais originaires du Surinam "Hollywood Hair", le Saree Centre pakistanais, l'agence de voyage surinamienne "Capricho", l'épicerie hollandaise "Woestenburg", la bijouterie chinoise "Sang Sang" ou le restaurant kurde "Lokanto Ceren". Les propriétaires ont tous décidé de se faire photographier par M. To Sang et c'est ce processus qu'a filmé le cinéaste et photographe Johan Van der Keuken.
À la fin de chaque séquence du film de Johan van der Keuken, Amsterdam Global Village, la caméra s'écarte du sujet pour se concentrer sur la preneuse de son, Noshka van der Lely, qui fait résonner le clap en riant. Ce court métrage est la somme de tous ces éclats de rire.