Camera
Dans un petit village hongrois, deux mystérieuses personnes que chacun croyait disparues refont parler d'elles. Une épopée de plus de sept heures sur la chute du communisme en Europe de l'Est.
Un étranger parcourt le paysage désert sur une bicyclette. Il cherche une maison isolée, son héritage familial. Les habitants des alentours s'observent avec méfiance. Ils jettent un regard suspicieux sur tout étranger échoué ici excluant tous ceux qui dévient de leurs lois non écrites. Ce même jour, c'est aussi le sort d'une jeune fille de 15 ans, assassinée avec une brutalité extraordinaire.
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Le pays est en proie au désordre, des gangs errent dans la capitale. Valushka, un postier, s'extasie sur le miracle de la création et se bat contre l'obscurantisme. Dans un café, il tente d'entraîner les clients ivres dans ses visions cosmologiques, puis, à travers la ville, chez Monsieur Eszter, un vieil homme occupé à accorder un piano pour retrouver l'harmonie du clavecin qui a été brisée par l'invention Werckmeister.
Dans un paysage dévasté, Karrer vit depuis des années coupé du monde, passant son temps à contempler des bennes qui disparaissent dans le lointain et à errer sous une pluie incessante. Ses seuls liens sociaux sont un bar « Le Titanic », où il échoue chaque soir, et son patron, Willarsky.
La ville de Budapest se vide. Les derniers habitants quittent la cité. Une évocation de la population hongroise, à l’orée d’une toute nouvelle société où les vestiges du communisme ont été enterrés, et où pointent les tentations du capitalisme.